Dialogue politique : « On ne peut pas mener le dialogue alors que des opposants sont en prison », selon l’UFR

Au lendemain de sa prestation de serment pour un troisième mandat « controversé », Alpha Condé a appelé la classe politique de l’opposition au dialogue. Si l’initiative du chef d’Etat a été vivement accueillie par certains au départ, cependant d’autres estiment que la participation de l’UFDG serait indispensable à ce dialogue qui, poursuivent-ils, devrait regrouper tous les acteurs sociaux-politiques du pays sans exclusion, aucune.

« Je pense que ce sont des conditions qui ne sont pas créés pour que l’UFDG et le FNDC viennent au dialogue (…)  L’UFDG viendra au dialogue lorsque ses militants qui sont aujourd’hui incarcérés seront libérés.  Ce sont ceux-là qui doivent mener le dialogue. On ne peut pas mener le dialogue alors qu’ils sont incarcérés », a expliqué vendredi soir, Ibrahima Bangoura, vice-président de l’Union des forces républicaines au micro de notre reporter.

Le N°2 de l’UFR a insisté sur la nécessité de la participation de tous acteurs politiques guinéens à ce « fameux » dialogue. « Je pense que le dialogue c’est pour créer l’apaisement dans le pays et cela voudrait dire que tout le monde doit venir avec un état d’esprit pour calmer la situation mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. Nous avons des gens qui sont en prison à cause de leur opinion, donc il faudrait que ces gens-là sortent de prison. On ne peut pas dialoguer avec quelqu’un qui est en prison », regrette-t-il.

Madiba Kaba / madibak@guineerealite.info

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