Fin de vie: atteint d’une maladie incurable, Alain Cocq va se laisser mourir en direct

Sa mort sera retransmise en direct sur Facebook à partir de ce samedi 5 septembre. Alain Cocq, un Français de 57 ans atteint d’une maladie incurable, a décidé de cesser tout traitement. Il avait demandé au chef de l’État français Emmanuel Macron le droit de mourir. Mais le président de la République le lui a refusé. Alain Cocq veut donc « montrer aux Français ce qu’est l’agonie obligée par la loi Leonetti ».

« Faire cesser définitivement la douleur » : c’est l’unique souhait d’Alain Cocq. Il l’avait confié à RFI, fin août. Cela fait un an et demi que ce Français, aujourd’hui âgé de 57 ans, ne peut plus quitter son lit. Atteint d’une maladie dégénérative, chaque mouvement le fait souffrir.

Il espérait que le président de la République Emmanuel Macron lui permettrait qu’on lui prescrive un barbiturique afin d’abréger ses souffrances. Mais en France, la sédation profonde n’est autorisée qu’à la toute fin de la vie, quand la mort est certaine. Face au refus d’Emmanuel Macron, qui lui a répondu dans un courrier jeudi 3 septembre qu’il n’était « pas au-dessus des lois » et ne pouvait « accéder à (sa) demande », Alain Cocq a donc décidé de ne plus manger, de ne plus boire, et de cesser tout traitement médical sauf des antidouleurs.

Sa mort en direct sur Facebook

« J’ai décidé de dire stop. (…) Petit à petit, tous les organes vitaux vont être touchés. Si c’est pour regarder le plafond comme un con à attendre que ça se passe, non », a-t-il confié à l’AFP.

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Gepostet von Alain Cocq am Dienstag, 1. September 2020

Le Dijonnais de 57 ans aurait pu se rendre en Suisse ou en Belgique, par exemples, où le suicide assisté est légal. Mais il n’en avait pas les moyens. Surtout, celui qui milite pour le droit de mourir « dans la dignité » et qui a fait plusieur tours d’Europe en fauteuil roulant pour sensibiliser sur cette cause, veut alerter sur les insuffisances de la loi Leonetti pour les personnes malades. C’est pour cela qu’il a décidé de retransmettre ses derniers jours sur les réseaux sociaux.

Avec cette action, Alain Cocq veut « montrer aux Français ce qu’est l’agonie obligée par la loi Leonetti ». Il estime qu’il lui faudra « quatre-cinq » jours pour mourir à compter du samedi 5 septembre.

Source : Rfi

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