Affaire nouvelle constitution : Bah Oury appelle ses compatriotes à se tourner vers les juridictions internationales compétentes

Se prononçant sur cette affaire de nouvelle constitution qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, Bah Oury a estimé que le président Alpha Condé n’est qu’une goûte d’eau dans l’océan. L’opposant appelle plutôt ceux qui se réclament défenseurs de l’État de droit de se bouger et porter plus haut leurs revendications.

« Certains focalisent tout sur M. Alpha Condé alors que M. Alpha Condé n’est qu’un élément d’une globalité qui pose un sérieux problème. Avant de parler de la personne de M. Alpha Condé on doit parler du contexte dans lequel le pays se trouve (…) », dénonce t-il.

L’ancien collaborateur de Cellou Dalein Diallo croit qu’il est de temps d’agir à la place des « préjugés ». « Vous n’avez pas de constitution donc des gens qui se réclament partisans de l’Etat de droit (…) Parlons droit et mettons toutes nos idées politiques, nos idées partisanes de côté. Un texte a été proposé dans les conditions que vous connaissez, il a été publié dans le journal officiel donc qui est marqué par le sceau de l’État comme quoi c’est ceci la proposition qui doit être prise en compte pour le référendum du 22 Mars. Le référendum a eu lieu dans les conditions que nous savons tous. Le mois d’avril, un autre texte qui n’a rien à voir avec le texte proposé a été publié et promulgué dans le journal officiel, cela veut dire avec le sceau de l’État comme étant le texte qui est considéré comme constitution », a expliqué Bah Oury avant de dire sa déception.

« Un étudiant de première année droit, ferait mieux que la Cour constitutionnelle de la République de Guinée pour dire que ce texte n’est pas du tout valable, ce texte ne peut pas être considéré comme la loi suprême du pays et malheureusement comme les gens sont beaucoup plus intéressés par leur poche et leur ventre ont fait comme si ceci est possible en République de Guinée et nous sommes la risée du monde entier aujourd’hui », regrette l’ancien ministre de la réconciliation nationale.

Pour terminer, Bah Oury appelle ses compatriotes à se tourner vers les juridictions internationales compétentes. « Nous ne pouvons pas parler de la constitution de la République de Guinée. Tout cela peut être contesté devant n’importe quelle juridiction à l’international parce que ne reposant pas sur de textes valident. Ce qui est entrain d’être fait en Guinée aujourd’hui est une vaste mascarade qui est entrain de plonger le pays », a-t-il lancé vendredi sur les ondes d’Espace FM, une radio locale basée à Conakry.

Madiba Kaba / madibak@guineerealite.info

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