Lansana Kouyaté : « Tant que la primauté n’est pas donnée aux lois en Guinée, le pays ne marche pas… »

Depuis la France où il vit, le leader du Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN) s’est une nouvelle fois exprimé sur la situation socio-politique du pays. Lansana Kouyaté était ce mardi matin dans les « grandes gueules » de Espace FM, une radio locale basée à Conakry.

Le débat portait entre autres sur la guéguerre entre le Barreau de Guinée et le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) autour du remplacement de feu Me Amadou Salif Kébé, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI ), décédé le 17 avril dernier des suites de la maladie de COVID-19 .

Pour l’ancien Premier ministre du gouvernement de consensus, le décret nommant Mamadi 3 Kaba ne tient pas la route. « Ce décret n’est pas légal parce que l’article 11 de la loi 044 du mois de juillet 2018 portant sur la CENI, dit qu’en cas de vacance consécutive à un décès, il est procédé au remplacement dans les mêmes conditions que celles de la désignation du défunt pour le reste du mandat en cours », indique-t-il. Avant d’insister : « voilà ce que la loi dit ».

Le leader du PEDN se laisse même à une petite explication de texte. « En clair, Kébé, paix à son âme, est venu du Barreau de Guinée, il ne fait aucun doute que son remplaçant doit venir du barreau de Guinée. Et je le dis aussi, je crois que la Cour suprême a été saisie et a fait un arrêt, c’était au mois de mai (…) Cet arrêt dit à peu près la même chose que c’est le Barreau qui doit désigner », soutient Lansana Kouyaté.

Poursuivant, le président du PEDN a indiqué qu’il faut donner la force aux lois pour faire avancer le pays. « Quant on ne veut pas d’une loi, ne la prenons pas, mais dès qu’elle est prise après mûre réflexion, il ne faut pas revenir là-dessus, ça c’est ma position. Je le dis en âme et conscience, sans aucune haine, sans appeler les uns et les autres à prendre des gourdins, c’est pas mon style. Je veux dire là, tant que la primauté n’est pas donnée aux lois en Guinée ou dans n’importe quel pays, le pays ne marche pas », lance t-il.

Cependant, la question que moult observateurs continuent de se poser est de savoir qui dit vrai dans cette affaire ? Puisque chacun fait son interprétation.

Madiba Kaba / madibak@guineerealite.info

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