Covid-19 / Transports : les chauffeurs et les usagers se plaignent et accusent…

Depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire visant à limiter la propagation du nouveau coronavirus (Covid-19), par le chef de l’État, des mesures de restrictions ont été imposées aux chauffeurs des transports en commun, notamment la limitation du nombre de passagers : trois (3) personnes dans les taxis et de sept (7) à dix (10) personnes dans les minibus. 

Certes, pour compenser le manque à gagner, les chauffeurs qui se disent victimes de ces mesures, ont décidé de faire payer par passager 3.000 GNF par tronçon au lieu de 1500 GNF, prix officiel. Si certains citoyens déplorent le manque de mesures d’accompagnement pour alléger leur souffrance, surtout pendant cette crise sanitaire mondiale, d’autres accusent les chauffeurs d’avoir unilatéralement augmenté le prix du transport.

Explications ! 

Ce citoyen rencontré très tôt ce matin  aux abords de la route à la recherche d’un taxi pour se rendre à son lieu de travail, très en colère, s’en prend à l’État, « J’ai fait plus de 30 minutes ici, pour trouver un taxi c’est tout à fait un problème. l’État a annoncé des mesures sans accompagnement et nous les pauvres citoyens en payons les frais aujourd’hui. C’est vraiment déplorable », a dénoncé Alhassane Camara. 

Contrairement à Monsieur Camara, Issiaga Sylla fonctionnaire  de son état, accuse  les  taxi-maîtres  de mauvaise foi, « Tout le monde fait des efforts pour soulager les uns et les autres mais les chauffeurs de chez nous sont de mauvaise foi. l’État a baissé le carburant à 9.000 fg, ils (chauffeurs) continuent de nous arnaquer avec le doublement du transport des tronçons. Je trouve ça très méchant », déplore-t-il.

En réaction à ces accusations  portées contre eux, Mohamed Keïta, conducteur de minibus  dément catégoriquement en ces termes, « C’est Faux ! Nous ne gagnons absolument rien aujourd’hui. C’est tout le monde qui souffre de ces mesures. Nous sommes obligés de se débrouiller autrement pour avoir la recette journalière en doublant le transport, on a pas le choix sinon on s’en sort pas. Le chef de l’État doit absolument nous venir en aide pour pouvoir passer cette période difficile. Nous sommes conscients de la souffrance des usagers mais  nous en sommes pour rien », s’est-il défendu  . 

La question que beaucoup d’observateurs se posent, à qui profitent réellement cette crise si chacun se victimise ?  

Madiba Kaba / madibak@guineerealite.info 

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