Scrutin du 1er mars : ce communiqué de l’armée qui disqualifie l’Unité spéciale de sécurisation du processus électoral ?

Sur instruction du gouvernement guinéen, le chef d’État-major de l’armée de terre, le général de brigade Pépé Roger Sagno a, dans un « message radio »  ordonné les patrouilles  diurnes et  nocturnes à partir du vendredi 28 février et ce, jusqu’au mardi 3 mars sur l’ensemble du territoire  national.

Selon ce message Radio,  le chef d’État-major a invité  « les unités frontalières et les postes frontaliers de prendre toutes les dispositions pour le contrôle systématique et la fouille effective des véhicules et les passagers à destination de notre pays ».

Cependant, plusieurs observateurs dénoncent le caractère « maladroit » de cette décision sachant bien qu’il y a une unité spéciale chargée de sécuriser le processus électoral. Cette unité mise en place par un décret du président Alpha Condé, est composée des agents de la police et de la gendarmerie,  dirigée par le général des corps d’armées Ibrahima Baldé assisté du patron des flics guinéens, Colonel Ansoumane Camara alias Bafoé.

L’implication donc de l’armée dans la sécurisation du double scrutin prévu le 1er mars prochain disqualifierait automatiquement cette unité et par conséquent, suscite des interrogations sur la légalité de ces élections d’une part ; sur la nécessité de faire appel à l’armée alors que le pays n’est pas en guerre, de l’autre. 

Lire, ci-dessous, le communiqué de l’armée de terre !

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