Recadrage de Monsieur Mory Kaba sur sa dernière sortie médiatique (Par Dramane Diawara)

Je disais me taire par humilité même s’il est vrai que le sieur Mory Kaba raconte dans les quartiers et dans son entre-soi que je fus « son petit « .

Non, c’est faux, je n’ai jamais été son « petit ». J’ai été son camarade, oui. Qu’il soit un peu humble et qu’il  cesse de se lancer des fleurs.  Je me permets de le citer parce qu’il m’a cité dans son récit.

En politique, sur la terre guinéenne, je n’ai eu qu’un seul et unique mentor, c’est le camarade Mohamed Touré (le fils du président Ahmed Sékou Touré).  C’est le seul qui peut prétendre dire qu’il fut mon mentor politique. Il l’a été, il l’est et il le restera toujours. Je lui dois beaucoup. 

1- Sur mes relations avec Siaka Barry, l’ex ministre de la culture 

J’ai connu monsieur Siaka Barry, le président du MPDG, avant qu’il ne soit ministre de la culture et du sport. Le jour du mariage du député Habib Baldet, un ami à Hamidou Sow et à moi,  nous étions ensemble et c’est lui qui m’a déposé à la maison. 

Ma mésentente avec Siaka Barry est d’ordre  purement idéologique. Il n’y aucune animosité entre nous.  Cette mésentente ne donne pas le droit au sieur Mory Kaba de falsifier l’histoire en racontant des histoires. Comment serait-il possible pour lui,  que j’ai connu en 2016,  de me présenter quelqu’un avec qui je correspondais dès début 2014 ?  

Ce n’est pas sous recommandation de monsieur Mory Kaba que j’avais été désigné comme  conseiller de l’ex ministre. Pas du tout ! C’est sur la base d’une confiance mutuelle que je fus désigné. Mory Kaba n’a joué aucun rôle dans mes  relations avec Siaka Barry.  Et, au moment de la scission avec GUINÉE DEBOUT, Mory Kaba n’avait pas bonne presse dans le mouvement OSONS POUR LA GUINÉE.  Il n’occupait aucune fonction stratégique. Il avait été mis en quarantaine suite à une gestion calamiteuse des fonds du mouvement et son laxisme dans tous les projets qui lui sont confiés. 

Il a vu dans la scission avec GUINÉE DEBOUT une opportunité de rebondissement politique. Il m’a même reproché d’avoir été remonté par Siaka Barry contre lui. Ce qui est faux ! Le clivage avec Siaka était idéologique et non une querelle de leadership. A mon niveau, je n’ai ni le temps, ni l’énergie de diriger un parti politique en ce moment. 

Siaka Barry me reprochait d’être « l’ayatollah de l’anarchisme  » dans son parti; et je reprochais  en retour à ce dernier  de construire  « un intense culte de la personnalité ».  Jamais nous fûmes opposés sur un problème de Mory Kaba quand bien même que ce dernier tout son problème était de rivaliser avec « son ami d’enfance » pendant qu’il n’était pas correct dans sa gestion et surtout qu’il fut incapable de mobiliser même un secteur. Chacun avait son agenda : je dénonçais le culte de la personnalité dans Guinée Debout, Mory Kaba lui il voulait rivaliser pendant qu’il ne faisait pas le poids. 

C’est une conjonction de facteurs ( idéologique et concurrentiel) qui est à la base de cette scission. Ça peut constituer , à l’avenir , un sujet d’études pour les étudiants en sciences politiques . 

2- Sur les accusations  d’escroquerie et de plagiat

Le sieur Mory Kaba doit le reconnaître, il a escroqué le mouvement OSONS POUR LA GUINÉE. Pour obtenir un agrément de parti politique, on a nullement besoin de payer un avocat à des coûts de millions. Qu’il respecte notre intelligence ! 

J’avais pris des décisions drastiques contre lui à l’époque et j’ai été calmé par les membres du mouvement à l’interne, dont Chérif Haidara , M’Bemba Keita et Mariame Touré. Il le sait très bien et il sait pourquoi il n’occupait aucune fonction dans ce mouvement.

Le sieur Mory Kaba est un multirécidiviste. L’UDIR a été victime d’une de ses escroqueries. Depuis le déclenchement de cette affaire, j’ai été appelé par beaucoup d’autres victimes de son fameux cabinet CSK. Si toutes ces personnes déclenchent une action judiciaire contre lui, il va fuir la Guinée. 

Le général Konaté qu’il a accusé le met en garde. Il accuse en même temps le parti de négocier des sièges avec le président de la République. A force de mythomanie et de malhonnêteté, il aura tout le monde sur son dos.     

Je n’irai pas plus loin dans les détails sur l’affaire UDIR. Il ira s’expliquer devant la justice. Ce qui est clair, son exclusion du parti a été une bouffée d’oxygène et il n’est plus question qu’il soit associé à un quelconque de nos projets. L’UDIR s’est remise de sa zone turbulence, elle remobilise ses bases pour engranger des victoires futures.

Dramane Diawara

Responsable de la Communication Digitale pour le parti UDIR

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