Faya Millimouno lance un ultimatum, « nous avons une petite semaine pour mettre fin à la récréation en Guinée »

La pression s’accentue sur les promoteurs du projet constitutionnel en Guinée. Des voix s’élèvent de partout pour dénoncer l’initiative du président Condé et son équipe qui tiennent vaille que vaille à faire adopter une nouvelle constitution, vivement critiquée par moult observateurs. Le dernier cas en date, le rapport d’audit final du cabinet AYD Avocats basé à Lille en France.  

Le décret couplant les législatives avec le referendum, annoncé pour le 1er mars 2020, en est donc une parfaite illustration du forcing du pouvoir de Conakry, même s’il demeure convaincu que ces élections ne pourraient pas avoir lieu dans cette atmosphère de tension avec à la clé la détermination des opposants qui relancent dès ce mercredi 19 février, des marches de protestation dans tout le pays.

Parmi ces opposants, on peut citer docteur Faya Millimouno, leader du parti Bloc Libéral qui appelle la population guinéenne à la mobilisation pour, selon ses propres termes, mettre fin à la recréation, « Nous avons une petite semaine pour mettre fin à la récréation en République de Guinée. Tous les partis politiques membres du Fndc, toutes les organisations membres du Fndc, le peuple de Guinée dans son entièreté, l’heure est suffisamment grave. Il faut que nous nous levions, car la situation vers laquelle notre pays s’oriente, si nous nous levons pas maintenant ce sera difficile et pour tout le monde. C’est pourquoi nous vous invitons à rester mobilisés à partir de demain matin. Personnellement, je serais en région forestière, là-bas il faut que les gens se réveillent. Se réveillent parce que le danger est à nos portes. En tout cas, en ce qui nous concerne, dès demain nous prendrons la route parce que la révolution, elle va commencer effectivement au sud de la Guinée », a-t-il lancé. 

Et puis le patron de la 4ème force politique du pays s’est ouvertement adressé au régime Condé, « Il faut qu’il comprenne que la Guinée n’appartient pas à quelqu’un. Aucun de nos grands-pères n’a acheté la Guinée pour donner le titre foncier à son fils (…) nous sommes tous des guinéens. Il faut que nous soyons respectés sur le sol de nos ancêtres », a martelé Faya Millimouno. 

Madiba Kaba / madibak@guineerealite.info

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