Grève des enseignants : la Présidence mène-t-elle des démarches parallèles ?

Selon une source généralement bien informée, un des conseillers du président Condé se serait rendu dans les familles de certains enseignants, notamment celle de Thierno Amadou Baldé qui s’était fait déshabiller par ses élèves au Lycée Bonfi, à Conakry, sur ordre du proviseur de l’établissement avant d’être emprisonné puis condamné avec sursis.

Depuis cette affaire, l’enseignant Thierno Amadou Baldé fait l’objet de menace de la part des autorités communales de l’éducation. Pas plus tard que ce mardi matin, des responsables de la DCE de Matam auraient appelé à deux reprises M. Baldé lui intimant de reprendre les cours au risque de s’exposer aux sanctions allant jusqu’à son licenciement.

Selon toujours notre source, l’émissaire de la présidence de la République aurait promis des avantages à M. Baldé s’il accepte de reprendre les cours. Dans le cas contraire, poursuit-elle, l’enseignant verra son salaire geler jusqu’au mois de juin 2020. Et le conseiller de la présidence a chargé le père de l’enseignant, domicilié au quartier Carrière, dans la commune de Matam, à Conakry, de convaincre son fils (Thierno Amadou Baldé).

Aux dernières nouvelles, Thierno Amadou Baldé, droit dans ses bottes, aurait refusé toute proposition venant de la DCE de Matam et de n’importe quelle autorité avant de réitérer son engagement et sa fidélité au Slecg dirigé par Aboubacar Soumah à poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction totale des revendications.

A suivre…

redaction@guineerealite.info

L'équipe de Guinée Réalité attend vos messages dans les commentaires et sur redaction@guineerealite.info