Nouveau Tribunal pour le procès du 28 septembre : « Nous tenons à ce que ce procès soit ouvert en juin 2020 à la Cour d’Appel de Conakry », réaction de l’AVIPA

Le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a procédé la semaine dernière à la pose de la première pierre des travaux de construction d’un Tribunal spécial devant abriter le procès tant attendu des événements du stade 28 septembre de Conakry. 

Visiblement, l’Association des Victimes, Parents Amis des Victimes ne veut plus attendre longtemps après plus d’une décennie de patience. 

Dans une interview téléphonique accordée à notre reporter, la présidente de l’AVIPA rappelle au PM, chef du gouvernement de respecter ses engagements, « on va toujours continuer à être optimiste parce que nous voulons le procès, mais le Premier ministre avait dit que le procès va se tenir en juin 2020, et nous espérons que ce temps ne va pas passer. Le ministre de la justice l’a annoncé le 28 septembre passé, le Premier ministre aussi l’a dit et même à la pose de la première pierre, il l’a réitéré. Donc, nous estimons que le mois de juin est propice pour l’ouverture du procès, mais cela n’empêche qu’ils continuent la construction de leur bâtiment. Mais en attendant la Cour d’appel peut abriter le procès sans qu’il n’y ait de difficultés », a indiqué Asmaou Diallo avant d’insister sur la date de juin 2020 car, selon elle, les victimes sont au bout de souffle, par conséquent, elles peuvent plus attendre, « nous voulons absolument que ce procès se tienne en juin, parce que là, les victimes sont à bout de souffle, les victimes ne font que mourir à chaque fois. Il y a une semaine, on a perdu une victime qui était là et qui attendait la justice, qui croyait que cette justice allait lui trouver en vie, mais malheureusement non. Il ne faudrait pas qu’ils restent sans entendre les cris des victimes. Dix (10) ans, ce n’est pas petit ; Dix (10) ans, ce n’est pas dix (10) jours », plaide t-elle. 

Pour la présidente Asmaou Diallo, « le gouvernement guinéen doit comprendre que les victimes du 28 septembre, ce sont des guinéens, et il a fallu le 28 septembre pour qu’il ait un chef d’État démocratiquement élu en Guinéealors », poursuit-t-elle, « nous demandons solennellement que les autorités pensent à ces pauvres personnes qui ont souffert, qui ont donné leur sang, leur temps pour qu’il  ait une démocratie en Guinée », a conclu la patronne de l’Association des victimes.

Madeleine Kotus / madeleinekotus@guineerealite.info

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