Marche du 6 janvier: sur les pas des opposants au projet Constitutionnel

Très tôt ce lundi 6 janvier 2020, plusieurs milliers d’opposants au projet controversé de 3ème mandat ont rallié le  rond-point de la  Tannerie avant l’arrivée  des leaders  du Front National pour la Défense de la Constitution. 

Tous vêtus de  rouge avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « vive la démocratie, non  à  un 3ème mandat,  non au tripatouillage de la constitution ». Dans le cortège, nous avons recueilli les  réactions de quelques manifestants  qui, unanimement sont plus que jamais déterminés à poursuivre ces manifestations jusqu’à ce que le président Alpha Condé renonce officiellement  à son projet « funeste ».  Midiaou  Lélouma Diallo, membre de la cellule de communication du parti  MoDeL  fait partie de ces manifestants, « c’est un rapport de force que nous engageons, nous marcherons tant qu’il n’arrive pas à écouter le peuple de guinée. C’est le dernier ultimatum que nous lançons au régime d’Alpha Condé ». 

À quelques pas delà, un autre manifestant nous interpelle. Il s’agit d’ Alhassane  Souaré,  Coordinateur de l’antenne  communale du  FNDC  de  Matoto  qui a indiqué que « Matoto dit non 3ème  mandat.  Notre présence signifie l’engagement et la détermination de  Matoto dans le combat du FNDC  qui est un combat citoyen. Nous sommes là pour dire à la communauté nationale et internationale que nous ne sommes pas d’accord avec le projet machiavélique, suicidaire du président Alpha Condé. Donc  Matoto, nous sommes dans le combat avec  un seul objectif et nous irons jusqu’au bout  », déclare-t-il.

Pour cet autre manifestant du nom  d’Amara  Camara, la seconde étape sera la « désobéissance civile », « après cette marche, il n’y aura plus une autre marche du FNDC,  nous allons passé à autre chose qui sera la désobéissance civile. Alpha Condé, il fait semblant d’être déterminé, c’est de la figuration, il n’est pas aussi déterminé qu’il veut le faire montrer, c’est pour décourager les acteurs de la société civile et les partis  politiques  de l’opposition mais je vous assure le chef de l’État va plier  ses bagages en fin 2020 », a-t-il lancé.

Une autre manifestante,  a quant à elle,  demandé  tout  simplement le départ du président  Alpha Condé au pouvoir. Selon Aïcha Boffa  Camara, le président de la république  a  violé les lois de la  République en annonçant le référendum », nous sommes là pour demander le départ du professeur Alpha Condé. Il a violé la loi, il n’y a plus de président Alpha Condé,  il  est un opposant, donc qu’il quitte le pouvoir  »,  nous a laissés entendre Mme Camara.

Madeleine Kotus / madeleinekotus@guineerealite.info

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