mercredi, octobre 5

Célébration des fêtes de fin d’année : « C’est formellement interdit aux musulmans…», selon Oustaze Abdoulaye Diallo (Entretien)

Un peu partout à travers le monde, les fêtes de fin d’années constituent des moments de réjouissance, de rencontres en famille ou encore entre amis pour, disent-ils accueillir le nouvel an en beauté. 

Sur le sens de la célébration de ces fêtes, surtout par les musulmans, notre reporter est allée à la rencontre d’Oustaze Abdoulaye Diallo.  D’ entrée de jeu , l’islamologue  a invité  les fidèles musulmans à s’abstenir de célébrer cette fête  avant de rappeler l’origine de ces fêtes, « cette fête de fin d’année est d’origine chrétienne ou d’origine païenne. C’est un juif du nom de Bolos qui a initié la célébration de la fête du 24 et du 31 décembre de chaque année à un romain et ce dernier a adopté ça au niveau de sa population et qui a été héritée par les occidents. Et après la colonisation, ils nous ont apporté cette pratique », a rappelé Oustaze Diallo.

A la question de savoir  pourquoi les musulmans ne doivent pas fêter le 31 décembre, l’islamologue a indiqué que ce n’est pas une pratique musulmane et par conséquent l’islam l’interdit, « la célébration de cette fête n’est pas autorisée aux musulmans. Parce que c’est une imitation des gens des autres religions. Et pour le cas du musulman, c’est la fête qui marque la fin du mois de ramadan, et la fin du Hadjj, ce sont ces deux  (2)  fêtes là qui sont autorisées aux musulmans. Maintenant, les musulmans qui célèbrent  ou accompagnent les autres dans la célébration de cette fête, c’est parce qu’ils ignorent le contenu de la religion. S’ils connaissaient le contenu de la religion, ils n’allaient pas le faire », explique t-il.

Poursuivant, Oustaze Abdoulaye Diallo  a dénoncé la célébration des fêtes de fin d’année par les musulmans, « celui qui arrive à célébrer ou accompagner  la célébration de la fête de fin d’année est considéré comme un chrétien.  L’intéressé , s’il ne se repentit pas, il va avoir des grands péchés de la part d’Allah. Et dans la religion musulmane, il est interdit d’imiter les autres dans les pratiques faisant allusion à une idéologie. Quiconque arrive à célébrer la fête de fin d’année grégorienne  est considéré comme un chrétien. Étant musulman , c’est formellement interdit de célébrer une fête qui n’est pas considérée comme une fête musulmane », a-t-il fait remarquer. 

Pire, même souhaiter bonne année est prohibé par l’islam, à en croire Oustaze Abdoulaye Diallo, « c’est interdit  pour tout musulman  de souhaiter bonne fête. Vouloir le souhaiter, c’est vouloir donner de la valeur à cette pratique. Et si on le fait, c’est comme si cette fête est valable qu’on doit célébrer alors que cela est interdit. Ce n’est pas du fait que les chrétiens souhaitent bonne fête aux musulmans que les musulmans aussi doivent aussi le faire. Ce n’est pas la même chose. Le fondement islamique nous interdit de leur souhaiter bonne fête », a déclaré Oustaze Diallo avant d’appeler les chefs religieux à sensibiliser davantage  la communauté musulmane, « aux responsables religieux, c’est de prendre leurs responsabilités,  sensibiliser  les citoyens, ils n’ont qu’à multiplier les efforts pour faire comprendre à la communauté musulmane ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. À la communauté musulmane, c’est de s’enquérir des connaissances approfondies de sa religion. Et de s’approcher des Oulémas  pour connaître leur religion afin de la pratiquer  convenablement », a-t-il conclu.

Madeleine Kotus / madeleinekotus@guineerealite.info

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