mercredi, octobre 5

Maître Mohamed Traoré aux candidats à la députation: « Certains d’entre eux parviennent difficilement à tenir une assemblée générale par semaine »

Encore Me Mohamed Traoré a frappé fort ! Ce bouillant avocat, suivant de près l’actualité sociopolitique guinéenne, s’est largement prononcé sur des sujets brûlants de l’heure, notamment les préparatifs des élections législatives avec à la cléf le dépôt des listes de candidatures. 

Pour Me Traoré, certains partis politiques ayant déposé leurs listes de candidatures ne pèsent pas lourd, politiquement parlant, « ils ne sont pas les partis les mieux implantés en Guinée. Ils ne représentent pas grand-chose en termes de poids électoral. Certains d’entre eux parviennent difficilement à tenir une assemblée générale par semaine, d’autres ne sont connus que de par les noms de leurs « leaders » et la présence permanente de ces derniers dans les médias qui constituent leur unique espace d’expression », soutient t-il. 

Se prononçant sur les montants du cautionnement, jugés « exorbitants » par des observateurs, Me Traoré s’interroge sur la capacité financière de certains candidats, « d’autres encore ne disposent d’aucune ressource qui puisse leur permettre de faire face aux obligations financières afférentes à une élection quelle qu’elle soit; d’autres enfin ne sont mêmes pas certains que le scrutin du 16 février aura lieu et n’ont pas été capables de désigner des candidats pour toutes les circonscriptions électorales du pays, preuve palpable de leur faible représentativité sur le plan national », dénonce t-il. 

Pour Me Traoré, l’unique objectif de certains de ces candidats, serait d’être à l’Assemblée nationale, sachant bien qu’ils n’auront aucun rôle significatif dans les prises de décisions, « ils sont persuadés à l’avance qu’ils ne pourront obtenir tout au plus que quelques sièges qui pourraient leur être attribués, au besoin, par application du  « plus fort reste ». C’est comme si, pour certains de ces partis politiques, un ou deux députés au maximum combleraient toutes leurs attentes ou plutôt être à l’Assemblée nationale était l’unique objectif, étant entendu qu’ils n’auront aucun rôle significatif dans les prises de décisions de l’institution parlementaire », a dénoncé de nouveau Me Traoré.

Malgré des anomalies et autres dysfonctionnements liés notamment au fichier électoral,  certains « petits » partis politiques  exigent la tenue  de ces élections  législatives à  la date indiquée, « ils savent qu’il y a un véritable débat au sujet de la sincérité du fichier électoral. Et cette question est loin d’être réglée. Mais ils sont disposés à aller aux élections. Il y en a même un qui menace de déposer plainte contre la CENI  si les élections du 16 février ne se tenaient pas », a fait remarquer Me Mohamed Traoré, avocat au Barreau de Guinée.

Diawara Thierno Oumar / todiawara@guineerealite.info

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