Quelles sont les catastrophes climatiques qui ont coûté le plus cher en 2019 ?

A l’heure des rétrospectives de fin d’année, l’ONG britannique Christian Aid publie ce vendredi son rapport annuel « Counting the cost » : une estimation du coût financier et humain de la crise climatique en 2019. Décryptage.

Feux de forêt, ouragans, inondations… Sur les quinze catastrophes climatiques analysées par l’ONG britannique Christian Aid (Aide Chrétienne) en 2019, toutes ont coûté plus d’un milliard de dollars (environ 900 millions d’euros), dont sept plus de dix milliards (9 milliards d’euros).

« Ces chiffres sont susceptibles d’être sous-estimés, précisent d’emblée les auteurs du rapport dévoilé ce vendredi (à consulter ci-dessous), car ils ne montrent souvent que des pertes assurées et ne tiennent pas toujours compte d’autres coûts financiers, tels que la perte de productivité et les pertes non assurées. »

« Chacune de ces catastrophes est liée au changement climatique », ajoutent les auteurs en préambule. En tête de ce sombre classement : les feux géants en Californie, dont la fréquence et la violence ont augmenté avec le réchauffement ces dernières années. Christian Aid chiffre les dégâts causés par les incendies de cet automne à plus de 25 milliards de dollars, sans parler des victimes (au moins trois) et des millions de personnes privées d’électricité.

Viennent ensuite le typhon Hagibis survenu en septembre au Japon (estimé à 15 milliards de dollars), les inondations dans le Midwest et le sud des Etats-Unis au printemps (12,5 milliards), les inondations de juin à août en Chine (12 milliards), l’ouragan Dorian en septembre aux Bahamas (11,4 milliards)…

L’ONG compte également le nombre de personnes tuées dans chaque cas et note que l’écrasante majorité des décès ont été causés par deux événements : les inondations en Inde cet été (quelque 1900 morts) et le cyclone Idai en mars dernier en Afrique australe (environ 1300 victimes, au Mozambique notamment). « Un reflet de la façon dont les populations les plus pauvres paient le prix le plus lourd des conséquences du changement climatique », constate l’organisation.

Des vœux pieux ?

L’ONG chrétienne conclut sans surprise qu’il y a urgence à agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Malgré l’échec de la COP25, Christian Aid mise sur la COP26 à Glasgow (en Ecosse) et appelle les Etats à revoir à la hausse leurs « contributions déterminées au niveau national » (les engagements volontaires pris dans le cadre de l’accord de Paris, ndlr).

Les auteurs promeuvent enfin la neutralité carbone d’ici à 2050 et encouragent les pays riches à poursuivre leur objectif de mobiliser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à faire face à la crise environnementale.

Source: geo.fr

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