mercredi, octobre 5

Viol collectif à Siguiri / Le ministère de la défense nationale « souhaite ardemment que la vérité, toute la vérité, soit connue dans cette affaire »

Dans un communiqué rendu public vendredi 13 décembre 2019, la Direction de l’Information et des relations publiques des Armées (DIRPA) a annoncé avoir reçu une délégation du collectif d’activistes féminines des droits de l’homme, conduite par Mme Moussa Yero Bah. Il était question pour ces activistes d’échanger avec des cadres du ministère de la Défense nationale sur l’évolution du dossier du « présumé viol collectif » survenu à Siguiri, en Haute Guinée.

Au terme de l’entretien, le patron de la DIRPA a indiqué que « le ministère de la Défense ne fera pas d’obstruction à la justice et souhaite ardemment que la vérité, toute la vérité, soit connue dans cette affaire car il s’agit de l’image et de l’honneur de l’armée guinéenne. »

Par ailleurs, Aladji Cellou a tenu à apporter quelques précisions, « compte tenu de la délicatesse et de la complexité du dossier, il revient à la justice et à elle seule de faire son travail tout en précisant que le temps de la justice n’est pas celui de l’opinion », a-t-il précisé avant d’annoncer « certaines avancées dans le traitement de l’affaire. »

Selon toujours le communiqué, Mme Moussa Yéro Bah et sa suite se sont félicitées des échanges qu’elles ont eus avec la DIRPA et ont promis « dorénavant de tenir compte, dans leur plaidoyer, des informations recueillies auprès du ministère de la Défense nationale. »

Au sortir de la rencontre, le collectif d’activistes féminins des droits de l’homme a rappelé que l’objectif de sa démarche vise à « rehausser l’image de la Guinée, sérieusement malmenée par un passé pas toujours peu reluisant. »

La Rédaction / redaction@guineerealite.info

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