Élections législatives : « Nous demandons à nos militants de se faire recenser pour aller voter massivement le jour J pour la mouvance présidentielle », appel de Barry Boubacar vice-président du FND (Interview)

Les guinéens sont appelés aux urnes le 16 février 2020 au compte de l’élection législative. Un calendrier qui est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique guinéenne. Les déclarations des ténors de l’opposition en font foi. Pour en parler, nous avons rencontré un responsable d’un parti allié à la mouvance. Il s’agit du FND (Front National pour le Développement), un parti dirigé par Alhouseïsy Makanéra Kaké. A cœur ouvert, son vice-président nous parle de cette élection. Lisez l’interview !

En Guinée, l’élection législative est programmée pour le 16 février 2020. Selon vous, cette date est-elle tenable ?

« Oui ! Cette date est tenable d’autant plus que la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) est à pied d’œuvre avec à la clef l’opération de révision des listes électorales. Vous avez vu le Président de la République a convoqué le corps électoral. Ceci dit tous les moyens sont réunis pour aller aux élections législatives. »

Qu’en-est-il de la participation de votre parti à ces échéances électorales ?

« Nous sommes un parti bien organisé. Donc le bureau exécutif avec à sa tête le Président Makanéra va se retrouver pour prendre une décision. Mais comme le FND (Front National pour le Développement) est un parti allié au RPG-Arc-en-ciel, il n’est pas exclu d’unir nos forces pour avoir la majorité à l’assemblée nationale. »

En cas de non participation des partis politiques de l’opposition (UFDG – UFR), pensez-vous que cette élection législative serait crédible ? 

« Vous savez en Guinée nous avons plusieurs partis politiques. Même si l’UFR et l’UFDG qui constituent les grands partis de l’opposition, ont quand même un poids aujourd’hui dans le paysage politique guinéen. Pour répondre à votre question, je dirais que si l’UFDG se retire, cela pourrait affecter un peu le processus mais quant à l’UFR, ce parti a complètement perdu son électorat. Sans l’aide de l’UFDG, ce parti ne peut même pas avoir dix (10) députés. Donc, il ne représente rien à mon avis. Notre parti le FND pourrait même compétir avec l’UFR de Monsieur Sidya Touré dans toute la Guinée. »

Dans une déclaration conjointe, Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo ont exigé le départ du Président de la CENI, Me Amadou Salif Kebé à qui ils reprochent l’incompétence. Qu’en pensez-vous ?

« Bon ! Nous à la mouvance aujourd’hui on a pas le temps pour ça. Déjà la CENI, elle fait du bon travail. Les opérations de révisons des listes électorales se déroulent normalement. Qu’à cela ne tienne, Cellou et Sidya ont leurs représentants au sein de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Ces mêmes représentants se sont réunis pour élire Me Kebé et s’ils disent aujourd’hui que le Président de la CENI n’est pas compétent, cela n’engage qu’eux. En ce qui nous concerne, Me Kebé et son équipe sont entrain de faire du bon travail, c’est l’essentiel. A ce titre, je félicite l’ensemble des commissaires de la CENI. Et le plus important, c’est de se préparer d’aller aux élections le 16 février prochain. On a pas le temps d’écouter ce que dit Celou Dalein ou Sidya Touré. » 

A l’occasion des futures élections, quel appel avez-vous à l’endroit de vos militants ?

« Mobiliser les gens dans la rue est différent de la mobilisation dans les urnes. Donc ce que nous, nous demandons, c’est d’aller se faire recenser, se préparer pour le jour J avec les cartes d’électeurs en main pour voter massivement pour la mouvance présidentielle. Je pense que c’est la meilleure façon de défendre les idéaux du Président Alpha Condé. »

Quelle lecture faites-vous de la récente tournée du Président Condé à l’intérieur du pays ?

« Vous savez que le Président Alpha Condé est populaire. Donc cette tournée a prouvé davantage la popularité qu’il incarne. Autrement dit, nous avons réussi là où tous les autres ont échoué. Vous avez vu les différentes mobilisations de Kankan à N’zérékoré en passant par Siguiri, toutes les populations sont sorties pour exprimer leur reconnaissance au Chef de l’État et à son gouvernement pour le travail qu’ils sont entrain de faire en faveur de la population guinéenne. Il y a lieu donc de remercier la CODENOC pour cette bonne organisation de la réception du Président Condé. »

Les leaders du FNDC ont recouvré leur liberté, quelle est votre réaction ?

« C’est une réaction de satisfaction. Nous remercions d’abord le Président de la République. Nous remercions aussi la justice qui a fait son travail. Qu’à cela ne tienne, les membres du FNDC doivent comprendre que leur libération ne veut dire que la loi n’existe pas mais cette décision vise à apaiser les tensions. Réconcilier les guinéens entre eux. La constitution dont il est question est clair là-dessus, chacun est libre de manifester mais cela doit se faire dans le respect des lois et des institutions de la République. Je pense que la prochaine fois que les militants du FNDC vont manifester, ils vont respecter les lois. C’est très important pour notre jeune démocratie. »

todiawara@guineerealite.info

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