Tournoi annuel des médias doté du trophée « Mamadou Antonio Souaré »: les organisateurs évoquent les raisons du choix de Monsieur Souaré (Interview)

A quelques jours du coup d’envoi de la 4ème édition du tournoi des médias guinéens, le Directeur des opérations de Wassolon Agency Communication, organisatrice de cet évènement sportif, a bien voulu se prêter à nos questions. Dans cette interview, Taliby Barry nous parle entre autres des raisons qui ont motivé le choix d’Antonio Souaré pour porter le nom de ce tournoi.

Lisez plutôt l’interview !

D’où est partie l’initiative d’organisation d’un tournoi de football au compte des médias ?

« Vous savez les journalistes que nous sommes, nous sommes appelés très souvent à être sur le terrain pendant les reportages, pendant les différentes activités qui concernent notre métier. Et cela requiert que nous jouissions de certaines capacités physiques, de certaines aptitudes physiques nous permettant donc de supporter tant bien que mal cette intensité en terme d’effort physique. Alors le constat que nous avons fait, c’est que parallèlement à cette nécessité pour le journaliste d’être toujours en forme comme on le dit physiquement. À côté, il y a une explosion de maladies cardiovasculaires qui causent d’énormes dégâts dans la société, non seulement la prise en charge coûte énormément aux citoyens, mais aussi ces maladies entraînent parfois des décès de personnes qui sont d’un grand apport dans le cadre du développement socio-économique qui ne jouissent pas de la longévité à laquelle nous aspirons tous. Alors quand on fait le jumelage de ces deux impératifs, on se dit pourquoi ne pas initier une compétition sportive. Que sur une période donnée de l’année, on puisse se retrouver comme on dit mouiller le maillot ensemble. Dans un premier temps de nous restituer cette forme physique perdue mais aussi ramener à travers ce tournoi les gens à cette habitude qu’était le sport chez eux, ramener également les hommes de médias à la pratique du sport. Voilà un peu comment l’idée nous est venue d’organiser un tournoi de football en direction des acteurs de médias. »

Quelle est la particularité de cette édition ?

« La particularité de cette 4ème édition, c’est un peu l’édition de la confirmation parce que la première édition avait donné lieu à des interrogations quant à la suite. La 2ème édition est venue un peu faire comprendre que nous y tenons et la 3ème édition était une consolidation des acquis des éditions précédentes. Cette 4ème édition comme je le disais, c’est la confirmation que oui ce tournoi est sauvegardé, ce tournoi est pérennisé et va l’être, et que bien évidemment ce tournoi désormais peut être considéré comme étant versé au patrimoine des médias guinéens. »

Pourquoi donner ce nom à Antonio Souaré alors qu’il y a des grands noms de journalistes ?

« En fait, le nom de Mamadou Antonio Souaré part d’abord d’un constat que tous les guinéens quand même partagent. On peut ne pas aimer Antonio Souaré mais il reste et demeure l’un des plus grands promoteurs du football local. On se rappelle, quand nous prenions l’initiative d’organiser l’édition en 2016, il en était pratiquement une dizaine d’années depuis qu’il portait sur ses propres épaules un club comme le Horoya qui a réussi à faire des performances ayant permis à d’autres guinéens de pouvoir participer aux compétitions continentales. Donc c’est un peu une forme de reconnaissance des efforts que personnellement il déploie. L’autre chose, c’est que Antonio, lui-même est promoteur de médias, donc il n’est pas quelqu’un qui est ex nihilo dans le milieu des médias. Parce qu’il est fondateur d’un organe de presse, quelque part, il a un lien familial avec le monde des médias. Puisque vous posez la question relative aux journalistes, une réponse subsiste déjà parce que l’édition 2018, elle a fait l’objet en terme d’intitulé d’une adjonction du nom D’Abdoulaye Bah, journaliste de Guineenews décédé suite à un accident de circulation à Matoto. On s’est dit puisque ce tournoi est l’un des plus grands moments de retrouvailles des médias guinéens, c’est l’occasion qui fallait mettre à profit pour rendre hommage à Abdoulaye Bah. »

De la première édition à nos jours, quel bilan tirez-vous ?

« Le bilan que nous en tirons est d’abord la satisfaction. Et cette année par exemple, déjà au mois de septembre des questions nous ont été adressées sur l’organisation de ce tournoi. Ça fait partie désormais comme je l’ai dit du patrimoine de la presse en Guinée. C’est un évènement que les journalistes s’approprient, ils en font un moment important de leur agenda annuel, ça déjà c’est une raison de se féliciter d’avoir pensé à l’organisation d’un tel tournoi. La 2ème chose, j’en connais beaucoup qui était en terme de rupture de pratique sportive mais qui à travers ce tournoi se sont remis au sport, à défaut d’en faire de manière continue, ils en font au moins à travers ce tournoi presque intensément sur deux (02) mois de l’année grâce à cette compétition. C’est une raison d’être fier de ce tournoi. »

Quel est votre message à l’endroit des hommes de médias qui n’ont pas encore rejoint le mouvement ?

« Ce tournoi n’est pas une affaire de Wassolon Agency Communication, comme on l’a dit, ce tournoi appartient à la presse. Que chacun partout où il se trouve, que son équipe participe ou pas se sente concerné. Chacun doit vibrer comme on dit au rythme de cet événement. Donc c’est l’affaire de tous les médias guinéens. »

Madiba Kaba / madiba@guineerealite.info

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