Trop de morts: les femmes du FNDC exigent l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités

Pour se faire entendre, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution ont investi les rues de Conakry mercredi 23 octobre 2019 pour véhiculer leur message. Du rond point d’Hamadalaye à l’esplanade du stade 28 septembre via les quartiers Minière et Belle-vue, les manifestantes ont tenu des propos hostiles au pouvoir de Conakry.

Dans une déclaration, les femmes du FNDC ont exigé l’ouverture d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur toutes les tueries de civils en marge des manifestations politiques en Guinée. Pour la parlementaire de l’UFR Hadja Aissata Daffé, porte-parole de circonstance, tous les auteurs de ces assassinats doivent être poursuivis: « Il n’y a rien de plus précieux sur cette terre que la vie et celle-là, les forces de l’ordre l’ont ôtée à nos enfants. L’ampleur de cette mobilisation des femmes doit amener le gouvernement à prendre des dispositions pour l’identification et la traduction devant les tribunaux les auteurs et commanditaires des assassinats commis lors des manifestions politiques« , a-t-elle déclaré.

Même son de cloche chez Hadja Tata Baldé, parlementaire elle aussi, qui se dit choquée par cette attitude des autorités. Selon la députée de l’UFDG, cette manifestation n’interpelle pas seulement le Président de la République mais l’opinion nationale et internationale : « En deux jours, le gouvernement du professeur Alpha Condé a tué dix (10) de nos enfants. Il faut que ça s’arrête, même si lui, il ne nous comprend pas parce qu’ils font le sourd-muet dans leur gouvernement. Aujourd’hui si nous sortons encore même si le gouvernement guinéen ne nous comprend pas mais au moins l’opinion internationale, elle, elle nous verra sur le terrain« , a laissé entendre, Hadja Tata Baldé.

Notons que ces violences meurtrières relancent le débat sur les réformes des forces de défense et de sécurité. L’on se souviendra que plusieurs formations avaient été organisées pour le respect de la dignité humaine pendant les manifestations sociopolitiques en Guinée. Mais voilà, depuis 2011, plus de cent citoyens guinéens ont été tués lors des manifestations à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur du pays.

Madeleine Kotus / madeleinekotus@guineerealite.info

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