Renvoi du procès des leaders du FNDC: « Une fois encore ce sont des innocents qui vont retourner en prison », selon maître Béavogui

Le procès des huit (08) membres du FNDC arrêtés samedi 12 octobre 2019 à Conakry a été renvoyé à nouveau au Mardi 22 octobre prochain. Ils sont poursuivis pour « manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique et à occasionner des troubles à l’ordre public ».

Me Salif Béavogui avocat de la défense estime que dans cette audience le droit n’as pas été dit « Nous venons de  sortir de cette audience pour avoir défendu l’État de droit. La défense a suivi avec une attention soutenue les réquisitions du procureur de la république qui n’a pas pu faire valoir l’accusation qui s’est simplement contenté de requérir 5 ans d’emprisonnement et deux millions de francs guinéens chacun contre des innocent

A tour de rôle le pool d’avocats des accusés a démontré dans cette affaire qu’ « il n’y a pas eu d’actes de manœuvre, il n’y a pas eu d’actes tendant à troubler la sécurité et l’ordre public, pour la bonne et la simple raison que conformément à l’article 21 de la constitution le droit à la résistance, à l’oppression est constitutionnel, la liberté d’expression est constitutionnelle, alors les membres du FNDC ont choisi de défendre la constitution de la République de Guinée contre toute velléité de modification

Poursuivant, Me Salif Béavogui estime que « Quand on s’engage pour défendre la constitution de la Guinée on ne peut pas être pourchassé, traqué, emprisonné, jugé voire condamné. Le parquet a démontré que nos clients n’ont mis en œuvre aucune manœuvre, n’ont posé aucun acte qui puissent troubler l’ordre public parce que appelant à une manifestation pacifique. Ils n’ont fait que se conformer à l’ordre constitutionnel donc il n’y a ni crime, ni délit, ni contravention

Me Salif Béavogui rajoute que « Dans un État qui se veut démocratique certains citoyens peuvent dire oui à l’idée d’une nouvelle constitution d’autres également peuvent dire non à cela. Dès lors, dans les conditions normales, s’il devait y avoir de poursuites, cela ne devrait permettre aucune exception. mais malheureusement nous assistons au deux poids deux mesures. Une fois encore ce sont des innocents qui vont retourner en prison pour y rester des jours et des jours pourtant après 6 heures de plaidoiries le président du jury pouvait prendre sa décision sur siège comme nous le voyons dans d’autres pays. Cela dit, les opposants au projet de nouvelle constitution restant déterminés, sont aussi confiants et sereins, et entendent poursuivre résolument cette lutte démocratique. Leur seul crime étant de s’être engagés à défendre la constitution», a conclu maître Salif Béavogui.

Madeleine Kotus / madeleinekotus@guineerealite.info

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