Le ministre Bouréma Condé sur la manif du 14 octobre : « Les citoyens ont le droit de réunions, de manifestations et de cortèges, mais… »

Le ministre guinéen de l’administration du territoire et de la décentralisation a officiellement reconnu le droit de manifestations ou de réunions que la loi confère aux citoyens.

En dépit de tout, Bouréma Condé, puisque c’est de lui, qu’il s’agit a, dans une déclaration télévisée, mis en garde les militants du FNDC qui, selon lui, n’ont aucun droit d’empêcher le peuple de guinée à se prononcer sur la réorganisation des pouvoirs publics : « La volonté affichée par le Front National de Défense de la Constitution, à savoir tenter, je dis bien tenter de paralyser le pays. La constitution que le FNDC prétend défendre, précise en son article 10, citation : les citoyens ont le droit de réunion, de manifestation et de cortège. Et plus loin, l’article 22 de la constitution stipule, chaque citoyen à le devoir de se conformer à la constitution, aux lois et aux règlements. Et l’article 23, confère à l’Etat la responsabilité d’assurer la sécurité de chacun et de veiller au maintien de l’ordre public. Le FNDC, par cette déclaration, outre le fait d’affranchir ses membres de la loi, constitue une menace ouverte à la paix et à la sécurité de notre nation. Le gouvernement guinéen, soucieux de la quiétude sociale et de la sécurité des citoyens et de leurs biens, met en garde tous les fauteurs de troubles sous quelques formes d’actions ou d’interventions, qu’ils tenteront d’entreprendre pour nuire. Il invite les citoyens, tous les citoyens, les opérateurs économiques, les sociétés minières et toutes les catégories de travailleurs à vaquer tranquillement et sereinement à leurs affaires. Les services de sécurité, fidèles à leur mission républicaine, veillent dans la plus grande sérénité, sans cependant céder la moindre fraction de seconde ou le moindre centimètre carré, au règne de l’anarchie. Nul ne peut denier au peuple de Guinée son droit inaliénable de se prononcer sur la réorganisation des pouvoirs publics et des libertés fondamentales, s’il en exprimait le besoin. Le gouvernement prend à témoin l’opinion nationale et la communauté internationale, des intentions manifestement préméditées, d’un groupe de citoyens qui prône l’Etat de droit, la démocratie et la paix par des déclarations incendiaires et des velléités de paralysie du pays », a déclaré le ministre Bouréma Condé.

La Rédaction / redaction@guineerealite.info

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