La liberté de la presse : les journalistes en sit-in devant la HAC, dénoncent

Ils étaient nombreux ce lundi matin des hommes et femmes des médias privés de Guinée à rallier la presqu’île de Kaloum pour manifester leur opposition par rapport aux nombreuses violations des principes qui encadrent le fonctionnement de la presse en République de Guinée. C’est sous ces slogans que le sit-in s’est déroulé au siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC): « Nous réclamons notre liberté, plus de journalistes en prison, journalistes interpellés. » Ces phrases visent à dénoncer, ce qu’ils qualifient de restrictions des libertés d’expression.

Dans un mémorandum rendu public ce lundi même, l’ensemble des organisations professionnelles des médias en Guinée par la voix de son porte-parole de circonstance Mohamed Barry, dénoncent entre autres la montée en flèche et de façon inouïe des mesures liberticides allant dans le sens de restriction considérable de la liberté de la presse, chèrement acquise.

Pour ces différentes organisations, « L’heure est grave, car la liberté de la presse est mise à rude épreuve. Ceux qui ne veulent pas sentir l’odeur de la démocratie ne manquent pas de démarches liberticides pour contrer et anéantir la presse. Nous avons encore en mémoire, les cas des agressions physique et verbale dont sont victimes les journalistes qui appartiennent aux régimes autocratiques. Les prédateurs de la liberté de la presse veulent contourner la loi L 002 qui encadre l’exercice du métier de journaliste en République de Guinée. Certains magistrats se croient plus malins, d’autres commencent à prendre du goût de substituer maladroitement la loi L 002 à celle portant sur la cyber sécurité pour traiter des dossiers mis en cause dans l’exercice de leur profession », a-t-il déclaré en substance.

Les Associations ont unanimement dénoncé avec la dernière énergie le placement sous contrôle judiciaire de deux journalistes de lynx FM, qui vient compléter le tableau de trophée de ceux qui veulent voir mourir la presse guinéenne. Ces différentes organisations refusent des dérapages flagrants, non seulement qui portent atteinte à la liberté de la presse mais projettent aussi à la face du monde, une image dégradante de notre justice, qu’on croirait composée de magistrats au niveau douteux, sans probité morale et sans courage professionnel.

Ce n’est pas tout, les organisations professionnelles des médias en Guinée interpellent la HAC sur l’application de la loi L 002 portant liberté de la presse qui, selon elles, reste et demeure jusqu’à preuve du contraire, la loi devant servir de référence lorsqu’un journaliste est poursuivi dans le cadre de l’exercice de son métier.

Pour terminer, les Associations de presse se proposent de transmettre le même mémorandum au ministre de l’information et de la Communication à partir de mercredi prochain.

Madiba Kaba / madibak@guineerealite.com

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