samedi, décembre 3

Urgent : des précisions sur l’incinération du corps d’une guinéenne en Allemagne

Le corps de la dame incinéré serait une ressortissante guinéenne et s’appellerait Mariama Camara, a-t-on appris de sources concordantes. Depuis l’annonce de cette triste nouvelle, des réactions inondent les réseaux sociaux. Cependant, si d’aucuns s’indignent de l’incinération du corps de la dame Camara, d’autres s’intéressent à l’identité réelle de la défunte qui, selon eux, serait une ressortissante Kenyanne et qu’elle s’appellerait Maria.

Dans le souci d’éclairer la lanterne de nos aimables lectrices et lecteurs, notre rédaction a pu interroger un responsable d’une des associations guinéennes en Allemagne, en la personne de Monsieur Diallo Alhassane. Dans son témoignage, notre interlocuteur a tout d’abord confirmé l’incinération du corps de la dame Camara avant de prodiguer de sages conseils à ses compatriotes vivant dans le pays d’Angela Merkel.

Lisez plutôt son témoignage : « C’est avec beaucoup de tristesse que je vous raconte l’histoire de notre compatriote qui s’appelle Mariama Camara. En fait, ce sont des jeunes qui l’ont rendu visite à l’hôpital pour servir d’interprète là-bas. C’est eux qui ont alerté un des responsables des associations membres de la Fédération que je dirigeais à l’époque. C’est ce dernier qui, à son tour m’a informé qu’il y a une de nos sœurs qui était alitée à la clinique d’Essen et qu’elle a rendu l’âme là-bas. Dès qu’on m’a informé, ma première réaction était de savoir si cette dame a réellement des parents ici. Il se trouvait que les médecins ont demandé à l’interprète si la dame Mariama n’a pas de parent ici, puisqu’elle se trouvait dans un état critique, elle était même condamnée. Donc la dame aurait donné le numéro de téléphone d’un de ses cohabitants, également ressortissant Guinéen. Les médecins ont appelé celui-ci pour l’informer de l’état de la dame. C’est le vendredi dernier que le Monsieur en question s’est rendu à l’hôpital où il a appris le décès de la dame Camara depuis le 27 juillet 2019. Nous on a appris son décès que deux semaines après. C’est ainsi que j’ai appelé Monsieur Barry qui est le président des Guinéens d’Essen, la ville où résidait la dame Camara pour qu’il se rende à l’hôpital pour voir le corps. Malheureusement, ils l’ont dit que le corps se trouvait à la Pathologie. La Pathologie est un centre où on incinère des corps restés pendant une période déterminée sans qu’aucun parent ou connaissance du défunt ou la défunte ne se présente pour réclamer le corps. Et pendant tout le temps que notre sœur a passé à l’hôpital, personne ne s’est occupé d’elle. Les médecins n’ont vu personne à son chevet. 

Donc c’est le lundi 12 août que nous avons appris la mort de notre sœur dans ces conditions assez tristes. J’ai appris que la dame Camara est venue en Allemagne en janvier dernier. Elle a demandé l’asile politique mais elle n’a pas eu l’occasion d’être interrogée sur les motifs de son départ du pays. Normalement, quand on demande l’asile ici, au bout d’un ou deux mois, on est invité à passer une interviewer afin d’exposer les raisons ou motifs de la demande d’asile, lesquels seront appréciés, naturellement, par les services de l’immigration. Hélas, elle sera terrassée par la maladie ! On a pas encore tous les détails. On a pas accès à son carnet médical, vous savez ici, les données médicales sont confidentielles à moins que vous soyez son parent ou son proche et qui se serait présenté au vivant de la personne. Ici en République fédérale d’Allemagne quand un compatriote décède on informe toujours les autorités consulaires, s’il est établi que la personne est vraiment une guinéenne. Donc, je ne sais pas s’il en était le cas de notre sœur, puisque je vous le disais tantôt, elle venait de demander l’asile. Vous savez, généralement quand les gens demandent l’asile, ils ne s’identifient pas à travers un document administratif de leur pays d’origine par crainte de se faire reconduire à la frontière par les services de l’immigration. 

Je demande à tous nos compatriotes, partout où ils se trouvent en République fédérale d’Allemagne, singulièrement ceux de la Rhénanie-Du-Nord-Westphalie de comprendre la nécessité d’être ensemble avec leurs compatriotes.  Pour que chacun sache ce que l’autre fait, où il vit et dans quelles conditions, cela nous évitera de revivre ce genre de situation douloureuse », a expliqué Monsieur Diallo Alhassane, ancien président de la Fédération des Associations Guinéennes de la Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, de 2002 à 2008. Ci-dessous la photo de la défunte Mariama Camara…

Propos recueillis par Thierno Oumar Diawara / thierno.diawara@guineerealite.com

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