dimanche, octobre 24

« Le Mali et la Côte d’Ivoire ont augmenté, c’est ce qu’il fallait faire aussi pour la Guinée », réaction du ministre Diakaria sur la hausse du prix du carburant

Depuis minuit ce jeudi 1er Août 2019, le prix du litre du carburant est passé de 9.500 à 10.000 GNF à la pompe. C’est une décision du gouvernement guinéen, qui justifie cette décision par la hausse du prix du baril à l’international.

Dans un entretien téléphonique accordé à notre rédaction, le ministre en charge des Hydrocarbures Djakaria koulibaly donne les raisons: « Le motif, c’est l’augmentation du prix du baril à l’international. Le gouvernement guinéen, depuis un an, voire deux, s’est inscrit dans la dynamique de la flexibilité du prix. En octobre, novembre 2018, le baril a baissé, mais le gouvernement a pris l’option unilatérale de baisser le prix de 10.000 à 9.500 GNF. Aujourd’hui à l’international, il ya une hausse due à la crise au Venezuela, en Iran et en Libye. Il y a également le dollar qui a pris son envole sur le franc guinéen », se défend-il.

Répondant à la question de savoir le pourquoi de la période choisie par le gouvernement de procéder à cette augmentation du prix des produits pétroliers alors que le panier de la ménagère est au rouge, le ministre Diakaria dira: « Depuis déjà le mois de mai, nos voisins, comme le Mali et la Côte d’Ivoire ont augmenté le prix du litre à la pompe, c’est ce qu’il fallait faire aussi pour la Guinée. Mais le gouvernement, sur instruction du président de la République et du premier ministre ont estimé qu’il fallait prendre en compte les dimensions religieuses et sociales.

Vous, vous souviendrez que le mois de mai était le ramadan, donc c’est le moment où les fidèles dépensent beaucoup. Augmenter le prix en ce moment aurait été désagréable, il fallait donc attendre la fin du ramadan. Et à la suite du ramadan, c’était aussi la période des examens nationaux, donc l’option prise était d’attendre que tout soit terminé et après, nécessairement, il fallait faire comme les autres ont fait.

D’ailleurs, c’est un prix qui est encore en deçà du prix sénégalais et malien. Donc il fallait le faire, parce que il y avait déjà l’État qui perdait depuis le mois de mai », a expliqué le ministre des Hydrocarbures.

Madiba Kaba / madiba.kaba@guineerealite.com

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