dimanche, octobre 24

Un séropositif se confie: « Ma mère est morte sans me dire que j’avais le Sida »

Certains parents au Kenya emportent le secret de leur séropositivité dans leur tombe, laissant leurs enfants dans l’ignorance et le désarroi. C’est le cas de Brian Omondi, qui est né avec le VIH, a commencé à prendre des antirétroviraux (ARV) à l’âge de 10 ans.

Cependant, ce n’est qu’à l’âge de 14 ans, à la mort de sa mère, qu’il a su pourquoi il prenait ces comprimés. Aujourd’hui âgé de 22 ans et militant de la lutte contre le VIH, il travaille avec un groupe religieux. Brian Omondi indique que son état n’a pas été diagnostiqué à sa naissance.

Durant ses premières années d’enfance dans la ville côtière de Mombasa, il se souvient d’avoir été malade : « J’étais malade la plupart du temps, mais mon état de santé s’est aggravé, alors ma mère a décidé que je devais faire un test de dépistage ».

« C’est là que j’ai commencé à prendre les ARV, mais ma mère ne m’a jamais dit pourquoi je prenais ces médicaments. » C’est lorsqu’il est allé vivre chez sa tante après la mort de sa mère, que son statut a été divulgué au sein de la petite communauté où il vivait.

Lorsque certaines personnes ont appris qu’il était séropositif, ils se sont moqués de lui. Les parents mettent souvent leurs enfants en garde contre le fait de jouer avec des personnes séropositives. « Je me souviens de cette fille au lycée. On s’est rencontrés et elle m’a lâché au visage : Toi, la personne séropositive. Ça m’a fait mal. »

Se soigner en cachette

Bien que les adolescents et les jeunes représentent l’essentiel des nouvelles infections à VIH au Kenya et en Afrique subsaharienne, la majorité des personnes nées avec le VIH vivent secrètement avec cette maladie. Certains patients sont contraints de garder le secret sur leurs médicaments et, comme M. Omondi, choisissent de prendre leurs comprimés la nuit.

BBC

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