12 mois de gestion: les regards croisés des acteurs sociaux et politiques sur le gouvernement Kassory

Nommé le 21 Mai 2018 au poste de premier ministre chef du gouvernement, les 12 mois de gestion de l’équipe de docteur Ibrahima Kassory Fofana serait loin de satisfaire la majorité de la population guinéenne, à en croire les observations faites par les acteurs sociaux et politiques du pays. Sur la question, les citoyens restent divisés. Pour Sekou Koundouno, coordinateur national de Balai citoyen, le bilan est globalement négatif, «Depuis l’arrivée du premier ministre et de son équipe aux affaires, la paupérisation des citoyens à la base, ne fait qu’augmenter. Des promesses mirobolantes sont faites, sans qu’elles n’aient un effet sur les populations. Sur le plan de la gouvernance, malgré la volonté, la seconde phase des audits, a été estompée par des personnes tapies dans l’ombre, qui ne veulent pas que la Guinée s’accommode aux pratiques orthodoxes régissant le fonctionnement des EtatsSans faire trop de commentaires, c’est un bilan globalement négatif».

Même son de cloche chez l’opposition, de l’UFDG à l’UFR en passant le PADES dirigé par l’ancien ministre de l’économie, docteur Ousmane Kaba. Là aussi, la déception est totale, selon Mohamed Kaba, coordinateur des affaires administratives du parti. « Nous sommes aux regrets de constater aujourd’hui encore que malgré tout ce qui a été dit, qu’il y a beaucoup de dérapages par rapport à cette gouvernance et le cas le plus récent, c’et la récente mission du FMI en Guinée qui a découvert que les 90 millions de dollars que Orange a payés pour sa 4G, ne figurent pas sur les comptes publics. Conséquence, le FMI nous a classés dans ce rapport comme un pays qui n’est pas sérieux », a-t-il laissé entendre.

Autre condamnation, c’est celle du président du conseil national des organisations de la société civile guinéenne. Contrairement à ses prédécesseurs, docteur Dansa Kourouma se dit satisfait de la conduite gouvernementale qui, à ses yeux, a été positive. Mais déplore tout de même, les restrictions des libertés, « La gestion des libertés individuelles et collectives est le parent pauvre du gouvernement Kassory, les libertés ont été sérieusement menacées parfois réduites, les manifestations systématiquement interdites à la fois pour les acteurs sociaux et les partis politiques », a-t-il dénoncé.

La Rédaction du groupe Sud Média avec mosaiqueguinee

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