Panique provoquée par l’administration de déparasitant dans les écoles: le ministre de la Santé s’explique

Après la psychose générale qui s’est emparée de Conakry et dans les villes de l’intérieur du pays, suite à l’administration d’un déparasitant à des jeunes écoliers, dont certains se sont évanouies, le ministre de la Santé apporte des explications.
Dr Edouard Niankoye Lamah qui a présenté des excuses au peuple de Guinée pour les désagréments enregistrés suite à l’administration de ce déparasitant à des enfants. «Le lundi dernier, il y a une distribution de médicaments, un déparasitant, qu’on appelle paraziquentel non commercial, bactéricide, en vue de déparasiter à temps, les plus jeunes, de 5 à 14 ans. Alors, il faut apporter la précision, parce que, tantôt on dit vaccination, mais il s’agit du déparasitant bactéricide qui, en fait, est particulièrement employé pour déparasiter les sujets frappés par les bilharzioses.
Il y a des maladies graves que ce médicament traite, qui sont les distomatoses, les bilharzioses, etc. Il a été employé ici, pour traiter la bilharziose qui constitue une classe d’affection parasitaire, qu’on appelle les biplanistes qui infectent de plus en haute Guinée et en Guinée forestière. Il y en a ailleurs, ce parasite peut donner le cancer et du système urinaire et la cirrhose parfois. Donc, c’est pourquoi, il faille le traiter », explique le ministre de la Santé.
A noter que cette campagne d’administration de ce déparasitant a mal tourné. Plusieurs enfants qui se sont évanouis après avoir avalé le produit, ont été transportés d’urgence à l’hôpital. Heureusement, il n’y a pas eu de pertes en vie humaine, contrairement aux rumeurs qui avaient circulé à Conakry et dans la périphérie. Une situation qui a sérieusement embarrassé les responsables des établissements d’enseignements publics et privés et qui a été à l’origine de la suspension de la campagne.

Selon un médecin qui a requis l’anonymat, le moment était très mal choisi pour administrer ce produit aux enfants : « Imaginez les enfants qui sont à l’école, leur dernier repas c’est à 7 heures et la vaccination a été effectuée entre 11 heures et 12 heures. Et si les enfants n’ont rien mangé de consistant pendant tout ce temps, le produit va naturellement créer ce à quoi nous avons assisté », déplore-t-il.

Cette défaillance du ministre de la santé, qui avait déployé des agents de santé dans les écoles, relance le débat sur la question de la santé publique en Guinée.

Pour la Rédaction du groupe Sud Média Guinée (Alexis Lamah)

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