Affaire 3ème mandat: l’opposition populaire doit inspirer le président Condé à prendre une sage décision

A la lecture du dernier développement de l’actualité sociopolitique de la Guinée, on est en mesure d’affirmer que le pays est divisé sur la question du troisième mandat pour le prof Alpha Condé. Dans l’opinion, beaucoup marquent déjà leur désaccord quant à l’éventualité d’un troisième mandat ou à tout projet visant à voir le Président s’éterniser au pouvoir. De l’autre côté, les mouvements de soutien se créent et les promoteurs du projet s’activent au grand plaisir du président de la République. Cette aventure n’est pas sans risques et les conséquences qu’elle engendrerait, sont imprévisibles.

Le dernier mouvement en date, « Alpha Reste », a été officiellement présenté hier samedi lors de l’assemblée générale ordinaire du RPG Arc-en-ciel à son siège au quartier Gbéssia, dans la commune de Matoto à Conakry. Toujours dans cette logique de soutien, la COPAM, Coordination des partis alliés à la mouvance, a récemment fait une sortie au palais du peuple, mais elle trouvera un groupe de jeunes opposés à sa démarche. Tous ces mouvements sont crées et entretenus grâce à l’argent du contribuable guinéen. Ces grimaces démagogiques caractérisées de corruption nous rappellent forcément l’ère du général Lansana Conté avec les MOSALAC; COSALAC, que sais-je encore ? Au finish, c’est la caisse de l’Etat qui nourrissait et entretenait tous ces escrocs de la république. Curieusement, c’est pratiquement les mêmes personnes qui étaient hier contre le leader du RPG, lui qualifiant de tous les noms d’oiseaux, sont aujourd’hui à l’origine de la floraison de ces mouvements de soutien.

En tout cas, le peuple a été très clair. Aucune révision constitutionnelle n’est possible encore moins un éventuel mandat pour le prof président Alpha Condé qui n’a que moins de deux ans à la magistrature suprême du pays. Il doit partir en 2020 au terme d’une élection présidentielle qui permettra à un autre fils ou fille de la Guinée de présider aux destinées du pays. L’heure n’a-t-elle pas sonné pour notre prof de parler, de se prononcer maintenant sur son avenir politique ? Histoire de démasquer ces escrocs dans leurs sales besognes. Déjà, des pays, comme la Mauritanie et l’Algérie ont donné le ton en s’opposant farouchement à une quelconque modification de leurs constitutions. Là-bas, l’union de toutes les couches sociopolitiques du pays a eu raison des velléités de tripatouillage de constitutions. Cette fois-ci, les guinéens, eux-aussi, dans leur majorité disent niet. Que le projet ne passera pas et que les deux mandats au bilan catastrophique, suffisent largement.

Vivement une alternance en 2020 pour enfin faire sortir le pays de l’ornière.

Pour la Rédaction du groupe Sud Média Guinée (Thierno Oumar Diawara)

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