Journée Internationale des droits des femmes: une fête détournée et des femmes soutiennent le projet d’une nouvelle constitution

Les femmes étaient à l’honneur ce vendredi 8 mars, date consacrée depuis 1977 par les Nations Unies comme Journée internationale des femmes. En principe, loin de toutes activités festives, l’occasion est donnée pour évaluer la situation des droits des Femmes à travers le monde. Les thèmes variant, cette année elle a été célébrée au niveau national sous celui de (l’): ”Autonomisation des femmes en lien avec le développement durable. Bilan de 2010 à nos jours”.

A Conakry, cet événement a mobilisé de nombreuses femmes sur l’esplanade du palais du peuple. Euphorie. L’ambiance festive, les femmes étaient vêtus d’uniformes attrayants pour la plupart. La mobilisation était à la dimension de la Journée Internationale consacrée. La politique s’y invite, et de quelle façon ? Ces derniers temps, l’on entend s’élever par-ci et par-là, de voix féminines, celles des coopératives et les bénéficiaires de MUFA. Déjà, la rumeur donnait le 8 mars de cette année, comme journée de soutien au fameux projet de troisième mandat.

Ce qui était rumeur, mais pas vraiment en réalité, se précise et s’exclame au grand plaisir du président de la République. Certaines de ces femmes, détournant à leur propre insu le véritable sens de cette journée, ont saisi cette occasion pour apporter leur soutien au projet. Leur souhait, voir le Président rester. Le projet de troisième mandat, quelque soit la sémantique que l’on y mettrait, est désormais leur affaire. Elles se décident de porter le locataire de Sékhoutouréya et jusqu’à quand ?

La démagogie. La Mamaya. Tout y est, et le destin porté par ce tournant, semble basculer. Avec des pancartes en main pouvait-on lire “Oui à la nouvelle constitution”. Arrêtons-nous à cet écrit, un instant: le sens est manifeste, « la constitution actuelle est illégitime ». Un argument fragile, prétexte à une nouvelle république.

Interrogée par un reporter de votre quotidien en ligne, une femme favorable à un troisième mandat et qui a requis l’anonymat, déclare «notre souhait c’est de voir le professeur Alpha Condé briguer un troisième mandat par ce qu’il travaille bien », fin de citation.

L’opinion est diverse et la contradiction au projet de troisième mandat est une réalité qui n’échappe à personne. Au palais du peuple, ce n’était pas toutes les femmes qui y étaient, d’ailleurs un autre groupe à côté se contente d’afficher une voix dissonante « Nous voulons la paix et non à la révision constitutionnelle ». Ce groupe de femmes refuse de satisfaire notre curiosité, il a opté pour le silence. Un silence qui porte le même « mystère » que celui du professeur.

Pour la Rédaction du groupe Sud Média Guinée, Ibrahima Djikiné, envoyé spécial

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