France: les migrants partagés entre espoir et désespoir !

Nous sommes dans la ville de Tours, située dans le département l’Indre-et-Loire en région centre, à un peu plus d’une heure de Paris, à l’ouest de la France. Ses habitants se nomment les Tourangeaux et les Tourangelles. Là, se trouvent des milliers de migrants en majorité des africains. Tous les jours de la semaine, des dizaines de jeunes migrants originaires de Guinée, du Mali, de Côte d’Ivoire etc… se donnent rendez-vous à la Gare routière de Vinci, dans la ville de Tours. La plupart étant sans domicile fixe -d’où l’abréviation SDF- y passent la journée en attendant de rejoindre au soir, leurs hôtels et autres logements, selon leurs situations administratives.

Ce regroupement caractérisé souvent par une ambiance bon enfant, a attiré notre curiosité. Ceux qui se sont prêtés à nos questions, ont requis l’anonymat.  Notre premier interlocuteur fut un ressortissant Malien: « Moi j’ai demandé l’âge mineur, mais ils ne m’ont pas accepté. Je viens de là-bas comme ça », a regretté ce jeune Malien. A la question de savoir le motif du rejet de sa demande, il nous dira « Je sais pas, peut être comme je n’ai pas de pièce d’identité sur moi ». Ainsi, nous lui avons demandé les raisons du départ de son pays d’origine (Mali), notre interlocuteur nous confiera « j’ai pas été scolarisé. Je veux étudier ici en France ».

A quelques pas de là, nous rejoignons un autre groupe, composé essentiellement de Guinéens. Là aussi, les 2/3 ont demandé l’âge mineur. Ils déclarent avoir eu des rendez-vous d’entretien avec la structure en charge de leurs dossiers. Selon un d’entre eux, « Moi, j’ai espoir. Ils m’ont fait héberger dans un hôtel, le soir, en compagnie d’autres migrants, nous partons manger dans un restaurant, non loin de notre hébergement », a indiqué ce jeune ressortissant guinéen qui a justifié son départ de son pays par la mort de son père.

C’est autour d’un jeune ivoirien de se confier à nous, en ces termes: « Moi je suis arrivé en Europe par l’Italie. J’ai passé un an en Italie avant de rejoindre la France. Ici, j’ai également demandé l’âge mineur mais ils ne m’ont pas accepté. Je suis là, j’ai pas là où dormir à plus forte raison où manger. La France est difficile maintenant hein ! Je ne connais personne à Tours. Malgré tout, pas de découragement ici. On va rester. Ça ne va pas en côte d’ivoire. Le président Alhassane a tout serré. Ya rien dans le pays ».

Cependant, si certains migrants se plaignent des difficultés auxquelles ils sont confrontés dans la procédure administrative, la majorité se réjouit de la qualité de l’accueil que les autorités françaises accordent aux migrants contrairement à d’autres pays d’Europe.

Pour la Rédaction du groupe Sud Média Guinée (TOD)

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