Le SLECG menace de partir en grève, quels impacts sur les examens nationaux ?

Après une grève de trois mois qui a secoué le secteur de l’éducation, la Guinée ne semble pas sortir du cycle de mouvements répétitifs de protestation. Alors que les lignes n’ont toujours pas bougé, près de deux mois après la signature du protocole d’accord qui avait mis fin à la grève, le 10 janvier dernier, le SLECG menace de déclencher une nouvelle grève générale et illimitée.

Dans une déclaration, le bureau exécutif de la structure syndicale informe l’ensemble du corps enseignant guinéen de prendre toutes les dispositions nécessaires à compter du 1er Mars 2019 pour une nouvelle grève générale et illimité qu’il déclenchera d’ici une semaine sur toute l’étendue du territoire national.

« Vu, le refus catégorique du gouvernement à respecter le protocole d’accord du 10 Janvier 2019, le Bureau Exécutif National du SLECG prend à témoin les Parents d’élève, les élèves, l’opinion nationale et internationale des agissements du gouvernement qui ne ménage aucun effort dans le but de satisfaire la revendication du SLECG, par la même occasion, le Bureau Exécutif demande à tous ses généraux des structures à la base de resserrer les rangs et de se tenir prêts », lance Aboubacar Soumah, le Secrétaire général du SLECG, visiblement déçu des promesses non tenues du gouvernement.

Cette menace de grève intervient à un moment où les programmes des cours qui ont connu un important retard, suivaient leur cours normal et à 3 mois seulement des examens nationaux. Lesquels se tiennent habituellement en juin, période hivernale.

Faut-il craindre une nouvelle perturbation des cours ? Le gouvernement tiendra-t-il ses promesses ? Qu’en est-il du prolongement des cours au-delà de juin pour rattraper le temps perdu pendant les trois mois de grève ? À en croire le ministre de l’éducation nationale, M.Sangaré, toutes les dispositions étaient déjà prises afin de rattraper ce temps perdu du fait surtout d’égos surdimensionnés. Quand l’État ignorait que l’initiative de sortie de crise l’incombe.

De l’avis de nombreux observateurs, on semble avoir évité de justesse « une année blanche », il y a un risque énorme que les cours soient bâclés. Toute chose qui affecterait négativement le niveau des élèves et la crédibilité des diplômes guinéens, sur le plan international.

Alpha Condé qui a un bilan à défendre va-t-il laisser une autre crise s’enliser dans ce secteur si sensible ? Même s’il semble exceller en période de crise, quel intérêt pourrait-il en tirer à la veille des examens nationaux ?

Pour la Rédaction du groupe Sud Média Guinée (Alexis Lamah)

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