Conakry: la vie du journaliste Ibrahima Sory Bangoura en danger !

Après son enlèvement raté, Ibrahima Sory BANGOURA, Directeur du journal ‘’La Logique’’  a peur de rejoindre le bercail et vit désormais dans la clandestinité. Dans ces dernières années, nombreux sont des guinéens qui quittent le pays  pour aller trouver refuge à l’étranger.

Diverses raisons sous-tendent ce départ massif vers les pays, plus sùr, respectueux des principes démocratiques. Les facteurs politiques, avec son corollaire d’enlèvement, de séquestration, de paiement de rançon,  sont la première cause et les facteurs familiaux arrivent en second. C’est le cas du directeur de publication du journal Logique qui vit en dehors de la Guinée pour les motifs liés aux premiers facteurs suscités.

En effet, Ibrahima Sory BANGOURA, a quitté chez lui depuis fin Avril 2019 à cause de ses nombreuses prises de position en vue du respect de la liberté de la presse, d’expression, ainsi que ses critiques acerbes sur les conditions de vie difficiles des guinéens malgré les potentialités minières et agricoles dont Dieu dote la République de Guinée.

Notre confrère a été le  premier journaliste a dénoncer le pouvoir en place qu’il veut changer la Constitution Guinéenne pour que le président fasse un troisième mandat d’où l’acharnement des tenants des pouvoirs publics et les militants de la mouvance présidentielle.

Joint au téléphone par notre rédaction, bien qu’il soit hors du pays, ayant l’amour  de sa nation,  Ibrahima Sory Bangoura  s’est exprimé en  ces termes : « Ma crainte de retourner dans mon pays d’origine (la Guinée) est relative à cet environnement plus agressif à la pratique sereine du métier, caractérisé par  l’enlèvement, séquestration et disparition des hommes et femmes des médias privés. Mes ennuis ont commencé aux lendemains de la dénonciation de la volonté du Professeur Alpha Condé, du Gouvernement guinéen, de changer la Constitution et cet éveil de conscience  du peuple  de Guinée engendre une forte coalition des citoyens guinéens contre tout changement de Constitution. Lorsque, j’ai publié cette information de changement de Constitution dans les colonnes de mon journal La Logique et sur certaines radios privées, quelques cadres du gouvernement Alpha CONDE) m’ont immédiatement mis sur leur liste noire et j’ai commencé à recevoir des appels et des lettres anonymes  souvent empreints de  menaces de mort. En Guinée, la poursuite et des menaces de mort à l’endroit des hommes de médias est une chose courante dans la Capitale Guinéenne ».

Et d’ajouter que, la liberté d’expression en République de Guinée est embastillée, les journalistes sont tabassés et emprisonnés sans que leurs bourreaux et commanditaires ne soient inquiétés.

Le dernier cas date du mois de Mars 2019, d’où l’administrateur général du site internet www.conakrylive.com Lansana CAMARA, qui avait écrit un article sur son site sur le détournement au sein du Ministère des Affaires Étrangères et des Guinéens de l’Etranger. Lansana Camara a été emprisonné à la Maison Centrale de Conakry. Il a fallu que les journalistes et associations professionnelles des médias battent les pavés pour que leur confrère recouvre sa liberté.

Dans ce genre de contexte, Ibrahima Sory Bangoura craint qu’on mette fin à sa vie un jour au cas où il reviendrait soit sous ce régime d’Alpha Condé et après ce régime,

A signaler que le journaliste Ibrahima Sory BANGOURA a été tabassé à sang par des personnes inconnues, dimanche 17 février 2019 quand il revenait du travail. Et il a été admis dans une clinique de la place pour des soins intensifs.

 Source: La Logique

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