Nomination des deux dames du port autonome de Conakry: quand le président fait la promotion de la médiocrité

La concession du port autonome de Conakry à l’entreprisse turque Albayrak  avait suscité un tollé dans l’opinion. Ce contrat de bail signé en août 2018 mais jugé défavorable pour les intérêts du pays donnera lieu à une forte mobilisation des syndicalistes, et même la démission d’un cadre de direction. Mais, un événement des plus ahurissants retiendra l’attention, celui qui a vu la directrice et son adjointe s’offrir en spectacle à la grande satisfaction mêlée de colère des salariés. Qu’en est-il en réalité ?

Dames Hawa Keïta et Aïcha Aribot, respectivement directrice et directrice adjointe dudit port, se rejetaient alors la responsabilité de signature du contrat au compte de leur direction. Et, cela renforcera le doute des travailleurs qui mettaient l’accent sur l’opacité entourant ledit contrat. Une opération d’explication est mise en place et sous la conduite de M.Sylla Aboubacar, ministre de tutelle, mais en vain. Les travailleurs soutenus par l’opinion ne décolèrent.

Le Chef de l’État, accusé de favoriser les intérêts turques, agit. Jouissant donc de son pouvoir discrétionnaire, limoge les deux dames. La confusion s’installe, l’opinion pense peut-être qu’il a réalisé la défaveur que contiendrait le contrat. Les motivations ? Sûrement ailleurs, mais où ?

Aujourd’hui, nombre sont ceux qui expriment leur incompréhension du décret de promotion dont les deux dames ont bénéficié, alors qu’on les croyait tombées en disgrâce.

En effet, dames Keïta et Aribot sont, respectivement, nommées à la tête du conseil d’administration de la SOGEAC et directrice générale du port autonome de Conakry -PAC. Comme elles sont veinardes ! De ce décret, qu’en pense l’opinion ? Dans quel état d’esprit, les travailleurs l’ont-ils accueilli ?

La gestion des deniers publics et l’inconséquence sous la présidence du professeur questionnée. Ce décret, selon toute vraisemblance serait, s’il en faut, une preuve irréfutable de corruption et de laxisme caractérisant son pouvoir. Une décision impardonnable !

Le mode de gouvernance de notre professeur de Droit est loin d’inspirer la confiance. Il a déjà perdu la crédibilité depuis fort longtemps mais essaie-t-il toujours, par la complicité de certains cadres véreux, d’amadouer le peuple de Guinée. Lequel, hélas, n’arrive pas à se réveiller contre toutes ces manœuvres politiciennes. Exiger compte aux gouvernants, n’est-ce pas un droit ?

Pour la Rédaction du groupe Sud Média Guinée (Thierno Oumar Diawara)

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