Grève dans le secteur éducatif : le gouvernement lance un ultimatum

Le PM Ibrahima Kassory Fofana

Samedi lors de son assemblée générale ordinaire, le SLECG avait insisté sur la nécessité de tenir bon pendant ce dernier mois de l’année. Le Secrétaire général adjoint, camarade Toukara, avait demandé aux enseignants de resserrer les rangs pour « rendre le mouvement plus fort ».

En face, un gouvernement investi à satisfaire les objectifs économiques avec les partenaires et, ménageant la chèvre et le chou. Dans une des radios de la place, ce syndicaliste reconnaît que proposition leur a été faite relativement à l’amélioration des primes et, remettant ainsi la question essentielle de la revalorisation du point d’indice salarial. Mais, le bureau a décidé de la soumettre à sa base, de laquelle, il tire toute sa légitimité.

De la crise de confiance entre le gouvernement et ce syndicat, la demande de suspension de la grève pour donner une chance aux négociations, n’a pas trouvé l’adhésion du bureau. Les rapports se détériorent et l’espoir d’un dialogue déçu, en tout cas pour l’heure.

Décidément, le gouvernement s’est décidé au forcing, et le durcissement de ton, en témoigne. Ainsi donc les grévistes sont sommés de reprendre le boulot le plus vite possible.

Une source annonce même que le Premier Ministre, qui a récemment exprimé son ras-le-bol de cette situation, a lancé un ultimatum aux Enseignants. Il leur demande de rejoindre les classes au plus tard le 31 décembre.

Notre source indique que passé ce délai le Chef du gouvernement a promis de faire radier les réfractaires. Ira-t-on jusque là ? Le gouvernement de qui, devrait venir l’initiative d’une sortie heureuse de crise, risque de se décrédibiliser !

Pour la Rédaction du Groupe Sud Média Guinée (Mohamed Ali) 

L'équipe de Guinée Réalité attend vos messages dans les commentaires et sur redaction@guineerealite.info