Crise syndicale: rien ne va plus entre les deux Secrétaires du SLECG

Le Bureau national du SLECG à Conakry (Archive)

Le Syndicat de l’éducation est actuellement miné par une guéguerre interne. Les deux Secrétaires généraux ne sont plus sur la même longueur d’ondes. En cause une décision au sujet de laquelle les deux ténors ne partageaient pas la même opinion. Si le bras de fer à basculé en faveur de Aboubacar Soumah, ce dernier préfère relativiser en tentant maladroitement d’éteindre l’incendie. Ses propos, en tout, pourraient être sujets à interprétation:  » Si nous ne sommes pas d’accord sur un avis, cela ne veut pas dire que nous sommes opposés comme le racontent certains qui pensent que le SLECG est au bord de l’implosion. C’était un débat, la majorité a opté pour le sit-in puis la manifestation devant le Tribunal de Kaloum. Si Oumar Tounkara dit qu’il n’est pas d’avis pour le sit-in, c’est son droit mais, cela ne veut pas dire que nous sommes opposés « .

Des propos qui ne rassurent pas alors que le SLECG projette lundi 26 novembre 2018 un autre sit-in. De l’avis de plusieurs analystes, cette situation prouve qu’au sein du mouvement c’est la voix de Soumah qui passe. Un sociologue craint même une personnalisation du débat:  » le SLECG est entrain de s’apparenter à une seule personne. Cela aboutit souvent au culte de la personne. Si l’on n’y prend, les autres ténors pourraient vite se sentir inutiles et décider de lâcher le mouvement. Soumah a beau être le personnage central, il doit aussi écouter son adjoint et parfois, le laisser prendre des décisions. C’est ce sui rendra ce dernier psychologiquement fort et confiant pour poursuivre le combat « . Rendez-vous lundi pour un autre bras de fer avec les agents de sécurité. Il convient de rappeler que le dernier sit-in des Enseignements a été violemment dispersé par la Police.

Pour la Rédaction du Groupe Sud Média Guinée (Mohamed Ali)

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