Grève des enseignants: pourquoi ce refus catégorique de négocier ?

La fin de la paralysie équivaudrait-elle à la sortie du tunnel dans lequel l’Éducation nationale s’affale, végète et se désagrège inexorablement ? Le doute est permis. Les conditions de l’armistice et l’état calamiteux du système scolaire confortent les interrogations et sèment les incertitudes.

En effet, les contours de l’accord précédent, masquent les difficultés et incapacités à prendre le taureau par les cornes, en particulier, chez les décideurs qui ont beaucoup à apprendre dans l’art de négocier et la manière de céder. Exercice à l’issue duquel, les attributs régaliens de l’État ( prestige, arbitrage, autorité et crédibilité) doivent être entamés.

À cet égard, les rudiments sont partout et toujours intangibles dans un bras de fer: céder avant d’avoir le couteau sur la gorge; ou alors ne plus céder. Car une concession tardive ressemble à une capitulation postérieure à une menace. D’où l’obligation de trouver à temps, le point d’équilibre entre une fermeté fatale et une souplesse coupable et aussi…fatale. Difficile de gouverner en temps de crise. N’est-ce pas ?

Une chronique de Akim BAH pour la Rédaction de Groupe Sud Média Guinée

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