Quand l’apologie de l’ordre évacue la doctrine du maintien de l’ordre, ça tue….

Il y a l’absence criarde et cruelle d’un instrument clé et proactif bien forgé et parfaitement dédié au maintien ou au rétablissement de l’ordre public : une doctrine. À la différence de la technique — endiguement et dispersion d’une manifestation — qui est l’apanage de la Police et de la Gendarmerie, la doctrine est un tableau de bord, un manuel pratique et déontologique qui reste un monopole du gouvernement.

Dans un pays démocratique, le vade-mecum, aux allures de dogme opérationnel, est habituellement ainsi condensé et décliné : << La force se manifeste mais ne s’exerce pas >>. D’où la recherche d’un compromis préalable entre les forces de l’ordre et les manifestants. En dépit d’une réquisition en bonne et due forme. Après tout, l’autorité préfectorale ou gouvernementale décide mais ne dirige pas la manœuvre sur le terrain. L’essentiel et la finalité étant le triomphe de la loi.

Bien que l’ordre et la discipline soient les bienvenus dans toute société avide de progrès. Lorsqu’il est instauré isolement, l’ordre accouche d’un autoritarisme politiquement démentiel. Par contre, l’apologie de l’ordre, la sublimation de la justice et la consécration des libertés sont les trilogie qui cimente la démocratie et impulse le développement.

Une chronique de Akim BAH pour la Rédaction du Groupe Sud Média Guinée

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