L’agriculture au cœur de l’économie et du développement (Chronique de Akim BAH)

Il nous faut une politique qui traduit une vision et une conviction très forte. Pour un pays en quête d’émergence comme le nôtre, l’agriculture doit rester au cœur de l’économie et aux politiques de développement.

L’indépendance économique, c’est simplement une dignité nationale. Une Guinée qui se veut émergente, ne peut se résoudre à importer l’essentiel de ses produits alimentaires et encore moins dépendre de l’aide alimentaire.

Voilà pourquoi l’agriculture doit tenir une place prépondérante dans notre plan de développement économique visant la transformation structurelle de l’économie par une meilleure valorisation de nos bases productives.

Appliquer à l’agriculture cette transformation requiert d’abord une révolution dans les mentalités et un changement dans les habitudes. Révolution dans les mentalités, car l’agriculture de nos ambitions, celle que nous voulons pour la Guinée ne doit être une activité par défaut que l’on pratique juste parce qu’on n’a pas autre chose à faire.

Non, l’agriculture à l’ère du PNDES doit s’inscrire dans une dynamique de progrès et de prospérité qui nourrit et enrichit des producteurs, qui créèrent de l’emploi et contribuent à la richesse nationale. Changement dans les habitudes parce que nous voulons une agriculture moderne soutenue par la science et l’innovation, une mécanisation progressive, une transformation locale de produits agricoles.

Voilà ce qui justifie un besoin de doubler le financement public du secteur agricole. Aujourd’hui, nous devons consacrer plus de 15% du budget national au secteur de l’agriculture, bien plus que la norme recommandée par l’Union Africaine. Ces efforts budgétaires nous permettront notamment, de moderniser les équipements agricoles motorisés attelés.

Aussi, ayons conscience qu’il faut une évolution graduelle, il n’y a encore des producteurs qui ne sont pas à l’ère du tracteur. Il faut qu’ils soient accompagnés dans l’agriculture attelée, c’est la raison pour laquelle, ils ont des subventions plus élevées, ils sont à 70% contre 60% pour la mécanisation

Auteur: Akim BAH

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