Grève des Enseignants: « Il n’y aura pas d’augmentation en 2018 ni en 2019 »

La situation devient de plus en plus claire concernant la grève lancée par le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée). Ce lundi matin, sur une radio de Conakry, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a dit ses quatre vérités aux Syndicalistes.

Et selon ses propos, la situation financière est quadrillée et le gouvernement n’a aucune possibilité de faire face à cette revendication: « Nous sommes dans un programme avec nos partenaires. Ce programme nous contraints à faire quelques sacrifices. Nous avons déjà procédé à une première augmentation en 2018. On a donné 40%. Nous ne pouvons pas, à la même année, faire une autre augmentation. Soyons réalistes. Il n’yaura pas d’augmentation en 2018, ni en 2019« .

Outre cette question d’augmentation, il y a la situation de la grève elle-même. Et certains Syndicalistes déplorent les menaces de l’administration contre eux. Un sujet sur lequel Ibrahima Kassory Fofana a apporté des corrections:  » Nous ne menaçons personne. Nous disons deux choses: d’abord le temps passé pendant la grève ne sera pas payé conformément aux dispositions du code du travail. Ensuite, nous n’accepterons pas qu’un Syndicaliste empêche la tenue des cours dans un établissement(…) J’ai dit au Kountigui de conseiller mon frère Soumah (Aboubacar Soumah), parce que personne ne doit bomber son torse devant la puissance publique« . La balle est désormais dans le camp du SLECG qui n’entend pas baisser les bras dans cette grève générale illimitée.

Pour la Rédaction du Groupe Sud Média Guinée (Mohamed Ali)

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