Emmanuel Macron aux Antilles: une communication à hauteur d’homme

Emmanuel Macron a quitté cette nuit les Antilles après une tournée qui l’a amené en Martinique, en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy au chevet des victimes d’Irma, un an après le passage de l’ouragan.

Un président, chemise trempée, qui court entre des barres d’immeubles délabrées, entouré d’une nuée de jeunes. Ces cinq heures passés dans le quartier populaire d’Orléans à Saint-Martin samedi resteront l’un des moments fort de ce déplacement.

Une séquence révélatrice aussi d’un changement de ton d’Emmanuel Macron. On le juge distant ? A chaque occasion il touche, embrasse, écoute longuement la population, se met du côté des victimes.

On le trouve cassant ? C’est de l’amour répond le chef de l’Etat : « Je suis fait comme ça. Donc je n’ai pas changé. Je ne vais pas faire des mea culpa parce que ça vous fait plaisir. J’aime les gens et je vais au contact des gens. Je m’emporte parfois avec les gens parce que je suis naturel. Quand on aime quelqu’un, on ne peut pas lui mentir. »

Pas de mea culpa sur son échange avec un jeune horticulteur invité à « traverser la rue » pour trouver du travail. Au contraire, pour Emmanuel Macron, ce parler « cash » est le seul moyen de faire bouger les choses : « Je ne me protège pas. Je n’ai pas le droit de le faire parce que notre société est tellement bousculée justement par ces haines, ces peurs, par ces malentendus que si on ne bouscule pas un peu les choses, en bienveillance, en accompagnement, on ne les fera pas changer. »

Loin de l’Elysée, Emmanuel Macron aura fait la pédagogie de son style, de sa personnalité, pour renvoyer le visage d’un président à hauteur d’homme et tenter d’améliorer son image, abîmée par une rentrée compliquée.

Source: Rfi

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