A défaut de démissionner, le président Condé est obligé de se retirer de la vie politique guinéenne en 2020…(Opinion)

Au regard de tout ce qui prévaut dans le pays depuis son élection à la magistrature suprême du pays en décembre 2010, le président Condé a enregistré de mauvais résultats, même si, il faut le souligner les partenaires lui dressent plutôt les lauriers. Résultats que, le moins que l’on puisse dire, ne favorisent pas le pouvoir d’achat et le panier de la ménagère.

En cause, la mal gouvernance a atteint son paroxysme. Les faits se passent de tout commentaire. En effet, le spectacle éhonté des deux directrices du port au sujet du contrat de concession du port conventionnel de Conakry pour 25 ans à la société turque Albayrak en est une parfaite illustration. Une humiliation totale pour l’élite guinéenne.

Sous la pression du vaillant syndicat des travailleurs du port autonome de Conakry, la directrice générale Hawa Kéita et son adjointe Aissata Aribot ont avoué avoir trahi leurs collègues de service en acceptant de signer ce fameux contrat dont elles ignoreraient le contenu.

Selon le syndicat, ledit contrat pourrait mettre au chômage des milliers de salariés, ayant de surcroit, des charges familiales énormes. En voulant se justifier devant le syndicat, les dames Keita et Aribot se rejettent la responsabilité, histoire de se blanchir, en vain. Pour les observateurs, le limogeage de ces innocentes dames ne sert à rien. Puisque la même pratique reste et demeure.

Aujourd’hui, tous les bons citoyens s’accordent sur un fait : La Guinée va mal, tous les secteurs sont affectés: eaux potables, électricité, d’infrastructures routières, de centres hospitaliers dignes de ce nom bref, une absence totale des infrastructures sociales de base se fait sentir dans tout le pays et ce, en dépit de toutes les ressources naturelles que regorgent le pays. La population guinéenne broie le noir.

La responsabilité incombe directement au président de la république, le professeur Alpha Condé dont le manque d’expérience est souvent pointée par ses adversaires politiques. Sa gestion de ces dernières années en dit long et suffit comme preuve tangible de cette mal gouvernance qui a accentué davantage le niveau de pauvreté du citoyen lambda. Il suffit de faire un tour dans les ménages pour se rendre compte de la triste réalité.

Alpha Condé n’a jamais eu, depuis le début de son combat politique à gérer un secteur administratif.  Si Alpha Condé a été élu par la majorité du peuple de Guinée, l’on est en droit de se demander si l’espoir qu’a suscité son élection est toujours réel.

En tout cas, son deuxième et dernier mandat tend vers sa fin. En décembre 2020, une élection présidentielle doit être organisée pour mettre définitivement un terme à la décennie de gestion chaotique de l’homme de Pinè.  Pour lui, l’épidémie à virus Ebola qui a endeuillé des centaines de familles en Guinée a été pour beaucoup, malgré l’opportunité qu’elle aura constitué, un frein à l’essor économique.

Que retiendra-t-on du bilan de l’homme ? Il sera tout simplement nul, car la gouvernance Condé ne pourra rien apporter à la Guinée.

Pour la Rédaction du groupe Sud Média Guinée (Thierno Oumar Diawara)

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